Puno – Lac Titicaca

Depuis Cusco je prends un bus touristique qui fera quelques arrêts tout au long de la journée jusqu’à Puno.

Je passe une nuit à Puno avant d’enchaîner La réalisation de rêves et d’embarquer sur le lac Titicaca (à prononcer Titirara) qui veut dire Puma de pierre en langage Aymara. Langage utilisé sur les îles flottantes d’Uros.

Le lac se situe à 3812m c’est le plus grand lac d’Amérique du Sud en volume d’eau et en longueur mais pas en superficie. Aussi le lac navigable le plus haut du monde.

Après 1h de bateau je débarque pour visiter ces îles flottantes et ai droit à une démonstration de comment se construit une île avec l’aide des plantes aquatiques Totora. Ces plantes ont une hauteur maximum de 1m.

Je reprends le bateau pour 3h et arrive sur l’île d’Amantani où je vais passer la nuit chez une famille en compagnie d’un couple de catalan. Malheureusement la pluie et même la grêle s’invitent au rendez-vous. Les activités de l’après-midi et du soir tombent à l’eau (je pense que le ciel se déchaîne car le Pérou est triste que ce soit mon dernier jour dans son pays). 


On reste avec la famille, ce sera corvée patates et devoirs avec leur fils John.


Le lendemain je reprends le bateau pour 1h en direction de l’île de Taquile avant le retour sur Puno pour ma dernière nuit en terre péruvienne !


Me voilà depuis 2 jours à La Paz à attendre Christelle. Cette fois-ci ce n’est pas 9h de retard mais 2 jours ! Son vol a été annulé, la faute à l’ouragan Irma. On croise les doigts pour qu’elle arrive le 13 septembre au petit matin.

Adiós Perú siempre en mi corazón ! J’y ai vécu des expériences et moments incroyables avec tous les treks et sommets que j’ai eu la chance de gravir. J’y ai rencontré des gens formidables que ce soit des voyageurs ou des locaux. Merci à vous tous ! Et pour ce qui est des paysages et sites archéologiques ils resteront à jamais gravés dans ma mémoire avec beaucoup d’émotion…

Aïe j’ai presque la larmichette d’écrire ces mots…


Bienvenido Bolivia et surtout à Christelle et aussi à Yvana qui nous rejoint dans 10 jours 🙂

Cusco – Vallée Sacrée – Rainbow mountain

Cusco sera ma base pour les différents treks que je vais effectuer dans la région.J’en profite pour visiter la ville.


Je pars ensuite pour 7 jours de VTT et marche dans la vallée sacrée en compagnie d’Alberto de l’agence Chakruna avec comme point de mire le Machu Picchu !


J’ai la chance d’être seule avec Alberto pour ce premier trek. L’occasion pour nous d’échanger sur nos vies entre deux parcours VTT :-). Son histoire me touche beaucoup, je n’entrerais pas dans les détails par pudeur pour lui mais on va dire qu’il revient de loin et qu’il a eu un début de vie très difficile !

Encore une belle personne et une belle rencontre !


Le 1er jour nous prenons un bus local jusque sur les hauteurs de Cusco 

Nous descendons ensuite sur Pisaq et continuons à longer le Rio sacrado jusqu’à Calca


En cours de route nous nous arrêtons à Taray et Alberto me montre la maison qu’il est en train de construire et qu’il va certainement utiliser pour le développement du projet Chakruna.

Ca commence fort la descente est sur un terrain terreux et pierreux, je ne suis pas super à l’aise, il faut que j’apprivoise mon vélo. J’ai mal aux mains à force de freiner et en fin de journée j’ai mal au c…

Les paysages sont magnifiques c’est une belle première journée 
Le 2eme jour, après un déjeuner au marché nous partons de Calca en colectivo jusqu’à un sommet a plus de 4000m et c’est parti pour 2h de descente sur Lares.


À Lares j’ai droit à une pause aux bains thermaux avant la dégustation d’une succulente truite.


Nous reprenons un bus pour le sommet et nous attaquons la descente de l’autre côté sur Calca. 


Nous prenons ensuite un bus pour Urubamba.


Aujourd’hui c’était plus facile car que de la route !

Le 3eme jour nous prenons un colectivo direction les hauts plateaux d’Urubamba. 

Cette fois chemin de terre, nous passons par la Laguna huaypo, Moray, Maras et Salineras avant de retourner sur Urubamba.


Magnifique journée, en cours de route on s’arrête pour déguster la chicha (maïs fermenté) avec les locaux d’un petit village. Alberto a le contact facile, c’est donc avec plaisir que les populations nous accueillent. C’est vraiment une semaine hors des sentiers battus et hors touristes ! J’adore !

Le 4eme jour colectivo pour le sommet Abramalaga à 4300m. Là les choses se gattent, nous commençons les 60km de descente avec le brouillard pour ensuite se faire rincer ! Il fait froid et nous sommes trempés. Nous ferons deux arrêts avant d’apercevoir enfin le ciel qui se dégage !

Nous arriverons finalement sain et sauf à Santa Maria à 1200m sous le soleil. Joli dénivelé ! Nous avons bien mérité une petite bière !


Nous laissons les vélos à Santa Maria et prenons ensuite une voiture taxi en direction de Santa Teresa. Là encore j’ai la chance de profiter des bains thermaux.

Le 5eme jour nous reprenons une voiture taxi de Santa Teresa à Hidroeletrica et nous commençons à marcher le long de la voie de chemin de fer qui mène à Agua Caliente, ville de départ pour le Machu Picchu !
Il n’y a que deux moyen pour rejoindre Agua Caliente, le train ou la marche. La plupart des gens marchent les 2h30 le long des voies. C’est sympa de croiser du monde. Là on arrive évidemment dans un endroit hyper touristique !

Le Machu Picchu c’est par là !


Repas bien mérité. Petit joke avec Alberto. Chakruna est vraiment au top j’ai même droit à une rose !


Ce soir c’est au dodo très tôt car réveil 3h30 pour prendre le bus pour le Machu Picchu…

Le 6eme jour je réalise, après les Galapagos, un deuxième rêve pendant ce voyage. Je me retrouve à 6h30 du matin à l’entrée du site du Machu Picchu. J’assiste au lever du soleil et la brume matinale se dégage petit à petit pour dévoiler ces superbes ruines. Je vis des instants magiques ! Je monte ensuite à la Montana du Machu Picchu (600m de dénivelé positif) pour avoir une vue plongeante sur tout le site ! Je redescends ensuite à pied jusqu’à Agua Caliente où m’attend Alberto. Le temps d’un sandwich et d’une eau nous repartons pour environ 2h de marche le long des voies jusqu’à Santa Teresa. Autant vous dire que je suis bien claquée avec le réveil matinal, l’ascension de la Montana, 1200m de dénivelé négatif dans des chemins de pierres et quelques 5h30 de marche !

Retour sur Hidroelectrica


Le 7eme jour j’ai le choix du retour direct sur Cusco ou de faire 50km de descente et plat jusqu’à Ollantaytambo. J’ai trop mal aux jambes je prends la première option. Très bon choix j’ai mal aux mollets pendant 2 jours et suis juste rétablie pour commencer le deuxième trek toujours en compagnie d’Alberto et cette fois-ci avec Sarah et Teddy deux Français très sympa de Savoie.

Ce deuxième trek de 2 jours aura comme objectif la montagne Vinicunca plus connue sur le nom de rainbow mountain. Mais le premier jour c’est à VTT que nous partons rouler autour de 4 lacs. Avant d’enfourcher nos vélos nous nous arrêtons dans une foire aux bestiaux et un grand marché. L’occasion de beaux portraits avec les locaux, car nous sommes les seuls « gringos ».

Nous commencerons notre circuit à Pampamarca avec le premier lac du même nom, ensuite le lac Mosog llacta, le lac Acopia et pour finir le lac Chuquikahuana.


Nous dormons à Pintumarca et nous nous levons également aux aurores (3h) pour attaquer la montée de 2h30 de la Rainbow mountain jusqu’au sommet à 5100m.

Nos efforts seront récompensés, nous sommes les premiers sur le site. À nouveau c’est juste magique et des paysages à couper le souffle !


Alberto est le seul à proposer de redescendre par l’autre côté de la rainbow mountain c’est à nouveau l’occasion de découvrir d’autres couleurs de montagnes toutes aussi incroyables les unes que les autres ainsi que des rencontres improbables avec les locaux touts contents de voir du monde !

Après quelques 3h30 de descente c’est bien fatigués qu’on remonte dans le bus direction Cusco mais avec de super souvenirs gravés dans nos esprits.

Le temps de partager une bière à l’agence Chakruna il est temps de dire au revoir à Alberto. Ça me fait tout drôle de quitter mon guide favori du Pérou après 9 jours en sa compagnie. Je vous recommande vivement de contacter Chakruna si vous voulez vivre différentes expériences au Pérou hors des zones touristiques en mode voyage alternatif !
La journée n’est pas tout à fait terminée, en compagnie de Sarah et Teddy je vais manger ma première raclette de fromage Andins après plus de 8 mois de voyage ! Autant vous dire que celle-là elle a fait plaisir !!!

Demain je quitte Cusco en direction de Puno et du lac Titicaca.

Ma semaine de retraite à Pisaq

Sur les conseils de Fabien je me retrouve avec 15 autres personnes à Pisaq pour une semaine de retraite avec au programme 3 cérémonies d’Ayahuasca et également une séance de Kambo.

Le site est magnifique au pied des montagnes. Tout respire la tranquillité. Je me réjouis de me retrouver avec mon moi intérieur et de trouver des réponses à mes questions…

Le 1er jour, nous nous retrouvons dans le temple tous en rond pour recevoir les explications du déroulement de la cérémonie Ayahuasca. Chacun se retrouve assis avec des couvertures et un sceau devant lui.


La cérémonie débute et à tour de rôle nous nous retrouvons devant Diego pour recevoir notre dose. La cérémonie se continue dans le noir total et les différents acteurs de la cérémonie se mettent à jouer de divers instruments et chanter. C’est très beau mais malheureusement couvert par les vomissements des participants lol !

Pour ma part il ne se passe pas grand-chose…je somnole mais ne ressent pas les effets du psychotrope. Je finirais quand même par vomir en allant aux toilettes et je reviens dans le temple pour la fin de la cérémonie. C’est impressionnant il y a des gens qui pleurent, rient, tremblent, etc…

Je ne sais pas si mon organisme a une plus grande résistance que les autres (je sais qu’il me faut bcp de dose d’anesthésiant pour que l’effet se fasse ressentir), est-ce le même principe ? Le fait d’avoir un organe en moins fait-il que tout passe plus rapidement dans mon corps ? Ou tout simplement est-ce que je n’arrive pas à lâcher prise ! C’est donc remplie de questions mais sans mes fameuses réponses que je termine ma première séance.

Le lendemain nous allons visiter une communauté dans les montagnes. L’occasion de beaux portraits avec des enfants.



Le troisième jour, yoga le matin, sauna l’après-midi et deuxième séance d’Ayahusaca. Résultat : idem que lors de la première séance…Si ce n’est que je pleure un bon coup d’être différente que les autres. Pourquoi ne se passe-t-il rien pour moi. La séance me paraît super longue, j’ai presque envie de demander où se trouve la caméra et que la blague a assez duré. Mais au vu des feedback et des émotions des personnes chaque lendemain de séance je me dis que tout ça doit quand même être bien réel !!

Je me décide pour la séance de Kambo le lendemain matin. Nous sommes quatre à y participer ce matin. Le maître de cérémonie, brûle trois points sur mon avant-bras afin d’enlever un peu de chair. Comme c’est la première fois il verse qu’un petit peu de Kambo sur un des points. Et là, je ne réagis évidemment pas comme les autres. Donc c’est rapidement qu’il me met plus de dose sur l’avant-bras.


Cette fois je ressens mon visage en feu, et assez rapidement je me mets à vomir les 2-3 litres d’eau qu’il fallait boire avant la séance. Ce qui est très bien pour nettoyer l’organisme. De nouveau, je reprends mes esprits et me sent bien, bien avant mes camarades. J’ai même la super dalle pour déjeuner (faut dire qu’ici c’est végétarien et que l’on ne mange pas des quantités astronomiques !) 

Au final je me sens bien et j’espère que mon système lymphatique est bien purgé et que cela va m’aider pour la troisième séance.

Alors voilà, la troisième séance n’a pas eu beaucoup d’autres conséquences sur moi au niveau de vision, de me plonger dans mon moi intérieur, etc… Cependant, je l’ai abordée calmement, sans jugement et sans me poser des questions de pourquoi, comment ??

C’est difficile d’entendre les gens souffrir et vomir, je décide donc de passer une bonne partie de la cérémonie à l’extérieur, à admirer un beau ciel étoilé et à aider des personnes vraiment parties très loin, à les apaiser, les aider à marcher, aller au WC, etc… Finalement je ne sais pas si c’est grâce à l’aide de l’Ayahuasca ou pas, mais je retiens de cette soirée que j’aime m’occuper des personnes.

Le lendemain est une journée difficile pour moi, j’ai des crampes aux jambes, aux pieds et aux mains ! Je me sens épuisée et vidée, comme si je n’ai la force de plus rien ! Et une douleur au genou survenue pendant le yoga (des conneries ces trucs tout calme :-), non je plaisante Yassna !)

L’après-midi nous nous rendons dans un autre temple pour écouter des chants Kirtan, c’est magnifique, je sens beaucoup d’amour dans cette salle, je pleure mais avec de belles émotions et je chante !! Si,si je chante 🙂


Le lendemain ce sera massage et repos total.

Aujourd’hui je suis de retour à Cusco et en pleine forme ! Prête à attaquer la suite de mon programme, qui consiste à partir 7 jours en VTT dans la Vallée Sacrée à partir du 25 août avec en point de mire la visite du Machu Picchu le 30 août !

On dit que chaque personne qui a testé un jour l’Ayahuasca reste transformée à jamais. Il m’est un peut tôt pour en tirer de telles conclusions et pour être honnête je ne sais pas si je referais cette expérience un jour. Peut-être recevrais-je un appel….

Sur ces bonnes paroles philosophiques je pars m’envoyer un bon morceau de viande ou un ceviche car manger végétarien c’est pas pour moi 🙂 mon corps est en manque de protéines (et peut-être d’autre chose lol).

Comme j’ai été à bonne école cette semaine, LOVE YOU les gens !

Lima – Paracas – Nasca – Arequipa

Je suis stress, je suis stress, je fais trop de choses je n’arrive plus à suivre avec le blog !

Tout d’abord encore mille mercis à tout ceux qui gardent contact que ce soit par Facebook, Messenger, WhatsApp, email, le blog ça fait chaud au cœur de savoir que l’on ne m’oublie pas ! 😂

J’essaie de vous relater au mieux ce que je vis bien que ce soit impossible tellement mes émotions sont intenses, bref…

Après un jour de repos à Huaraz pour me mettre à jour avec le blog, j’ai pris un bus de nuit pour Lima. Stop super rapide d’un jour et une nuit, j’enchaîne donc direct avec un tour de ville l’après-midi avec visite d’un marché typique local. Malheureusement la place centrale est fermée pour cause de manifestations des professeurs. En début de soirée je vais dans un parc voir le circuit magique de l’eau, spectacle musical avec jeu de couleurs et jets d’eau !


Le lendemain matin je repars avec le bus de 7h30 pour Paracas où je visite les deux réserves naturelles (marine et terrestre). J’ai à nouveau tout loisir d’admirer des lions de mer des fois que j’en aurais pas vu assez aux Galapagos !


Ensuite bus direction Nasca pour survoler les fameuses lignes ! Les géoglyphes de Nasca sont de grandes figures tracées sur le sol, souvent d’animaux stylisés. Le sol sur lequel se dessinent ces géoglyphes est couvert de cailloux que l’oxyde de fer colore en rouge. En les ôtant, les Nascas ont fait apparaître un sol gypseux grisâtre, découpant ainsi les contours des figures qu’ils traçaient.


Là vous pouvez admirer un singe, regardez-le bien car c’est la seule figure que j’ai réussi à capter avec mon appareil photo, le reste est gravé dans ma mémoire ! Ça balançait pas mal d’un côté et de l’autre, la dame de droite sur la photo a été malade tout le vol !


Re-bus de nuit pour Arequipa

J’arrive en même temps que Gerson un bolivien de sucre qui vit à Londres et qui va ensuite en Bolivie. Il n’y est pas retourné depuis 11 ans. On se retrouve dans le même dortoir, on part faire le free City Tours et on passe la journée ensemble ! Encore une rencontre super sympa. On se couche super tôt car réveil à 2h30 pour départ trek de 3 jours dans le canyon del Colca pour voir des condors. 

Il fallait bien que ça m’arrive une fois pendant mon voyage. Premier problème de bus depuis 8 mois ! Nous crevons à plus de 4000m d’altitude, freinage d’urgence et …1h30 d’attente au froid à 6h du matin sans grande information de la part des guides.


Du coup on arrive qu’à 10h pour voir les condors et …. y en a plus beaucoup ! J’ai la chance d’en capturer un en photo !


Le Canyon de Colca, profond de 3400m, était autrefois le canyon le plus profond du monde. Il a été détrôné par un canyon voisin, le canyon Cotahuasi (3535m)

Le trek commence par 1000m de dénivelé de descente au fond du canyon. Le lendemain nous longeons le canyon et la rivière de Colca pour arriver à un oasis avec piscine !

Je partage ces 3 jours de trek avec 5 barcelonais c’est trop sympa ! Du coup je pratique même le catalan 😉


Quand tu descends faut remonter…donc 1060m de dénivelé de montée sur 4km le dernier jour. Pour se remettre de tout ça, stoppe à des thermes naturels pour un bon bain chaud, tout bien pour les muscles !




Sur le trajet du retour, Carlos, un autre guide me demande d’où je viens car je parle bien espagnol. Je lui demande ce que je peux faire les deux prochains jours à Arequipa et il me parle du Chachani…qu’un groupe part le lendemain. Le Chachani c’est le 6000m le plus accessible je me tâte, j’y avais déjà songé…

On parle de tatouage et je lui demande les significations des siens, il m’explique et me dit là c’est ma date de naissance ! Je rigole, il est du 1er avril (bon évidemment pas de la même année) mais ça suffit à me convaincre de partir avec lui et son groupe !

Me voilà donc partie pour l’ascension du volcan Chachani, le premier jour seulement 200m de dénivelé ça se passe bien. 

Campement à 5075m !

Là les choses se compliquent. On se couche à 17h avant la tombée de la nuit pour le froid. Je ne ferme pas l’œil de la nuit à cette altitude ! Réveil à 00h45 pour 1000m de dénivelé en pleine nuit.

Je vais crever au poteau, mon ascension s’arrêtera à 5800m. Le froid, le vent, mon camel back gelé, la fatigue et le manque de souffle auront eu raison de moi ! Sur les trois filles, une arrivera au sommet, elle a tout mon respect, c’est son deuxième 6000m de l’année, l’autre a abandonné assez rapidement ce qui fait que le deuxième guide est redescendu avec elle et comme je n’avais pas le même rythme que les autres je me retrouvais seule à marcher, dans la nuit et le froid. Dur dur moralement et mentalement. J’ai vécu, je pense, sportivement la chose la plus difficile de ma vie. Les deux bouts de mes majeurs s’en rappellent encore, j’ai de la peine à récupérer la sensation 🙂

Certes déçue de ne pas avoir relever ce défi qui me titillait depuis quelque temps mais il faut savoir reconnaître ses limites. Je sais maintenant que je supporte bien l’altitude et que je devrais pouvoir faire, sans trop de soucis, le Kilimandjaro !

Vue des 5800m au lever du soleil


Je pars demain pour un tout autre registre ! Une semaine de retraite avec rituel chamanique à Pisaq. En espérant, lors de ces cérémonies et la prise de l’Ayahuasca, trouver des réponses à quelques questions/réflexions personnelles sur ma vie.

La semaine suivante je partirais dans la vallée Sacrée avec, comme un des points culminants de mon voyage, la visite du Machu Picchu prévue le 30 août.

Je ne sais pas comment seront les connexions internet ces prochains jours, j’espère vous donner rapidement des nouvelles.

Des bisoussss 

Huaraz et ses cordillères

Après plusieurs jours et heures de bus me voilà arrivée dans les montagnes du Pérou à Huaraz dans le nord.

Huaraz est une ville de plus de 300’000 habitants au pied des montagnes et elle se situe à plus de 3000m d’altitude. Bien que ce soit élevé, il ne neige jamais à Huaraz !

Huaraz est entouré de 3 cordillères :

La cordillère blanche car composée à 95% de roche de granit

La cordillère noire car composée de roche volcanique 

La cordillère Huayhuash (belette en Quechua) animal fréquent autour des lacs de cette cordillère

Si les péruviens ne sont pas friands de montagne, on trouve ici beaucoup de touristes prêts à en découdre avec divers sommets, lacs, randos, etc… Il y en a pour tout les goûts.
Mes amis alpinistes n’hésitez pas à rajouter cette destination à vos carnets de voyage.

Afin de m’acclimater à l’altitude je pars visiter les ruines de Chavin.
En route j’ai déjà droit à de magnifiques paysages

Arrivée à Chavin, visite du musée 

Pour mon premier repas au Pérou, j’attaque dard dard une des spécialités du pays !

Aujourd’hui j’ai mangé une demi Colinette (prénom de mon premier cochon d’Inde) 

Autant vous le dire tout de suite, je pense qu’après l’épisode « larves » je peux manger de tout !!

Visites ensuite des ruines, qui, disons-le, m’ont laissées un peu sur ma faim ! (Quoique plus très faim après « Colinette » :-))

Le lendemain je pars pour une rando d’une journée jusqu’à la Laguna 69, inutile d’avoir l’esprit mal tourné (héhé je vous connais bien !). Toutes les lagunes sont numérotées et à celle-là ils ont oublié de lui donner un nom !

Après un départ à 5h30 du mat et de nouveau quelques heures de bus, nous arrivons au premier lac. Laguna de llanganuco (là je me dis presque que ça ne sert à rien de partir en rando pour plus de 4h)
En tout cas ça promet pour la suite !

Départ à 3900m pour plus de 700m de dénivelés. 

La rando en soit n’est pas difficile mais la respiration en altitude se fait difficile ! Marcher toujours au même rythme et très lentement : La clé pour apprécier cette journée ensoleillée

Première petite lagune après une bonne montée avant de longer le flanc de la montagne à gauche de la lagune et d’entamer la dernière montée pour atteindre la fameuse laguna 69 (+ de 4600M) au pied des sommets enneigés

Il n’y a qu’un mot : Wouahhh !!

Je passe cette journée en compagnie de Stéphane, originaire tout près de Lourdes au pied des Pyrénées.

Sa femme est péruvienne, il a donc l’occasion de venir quelques fois dans ce superbe pays et en profite pour faire des randos. Il m’a aussi bien aidée en me prêtant un bâton et en portant mon sac ! 

Retour en « plaine » après quelques photos sur ces somptueux panoramas

Les deux jours suivants je fais tranquille à Huaraz en phase d’acclimatation, je me prépare pour 4 jours de trek « mini Huayhuash »

Ça y est départ 5h00 du mat pour environ 4h de route en direction de Matacancha (4150m). 

Dans le bus je découvre tous les participants au trek. Nous sommes 7 au total plus notre guide Cesar et notre cuisinier Mateo. Comme d’hab je suis la plus vieille donc je balise un peu…j’espère que je vais arriver au bout de ces 4 jours jugés d' »assez difficile » dans le descriptif.

Arrivés à Matacancha nous faisons connaissance avec Lucho notre muletier. Le temps de charger tout le matériel et nous voilà partis !

Ça côte bien directement, je stresse un peu et finalement je trouve mon rythme. Vu mes problèmes respiratoires il est toujours important que je marche au même rythme et que j’évite absolument les pauses qui me cassent dans mon élan !


Nous arrivons au col Rondoy


Avant de redescendre en direction du lac Jahuacocha


Nous longerons le lac avant de découvrir notre campement pour les 3 nuits. En effet le trek ce fera sous forme d’étoile mais nous rejoindrons chaque jour le même campement. Ce qui est très bien (repérage des banos qu’une fois, parce qu’à 4100m il gèle la nuit !!)


À peine le temps de s’installer que nous avons droit à un apéro avant un délicieux souper ! Nous avons droit chaque jour à un superbe déjeuner, un pic-nic pour la journée et soupe, repas principal et dessert chaque soir ! Moi qui espérait perdre du poids ces 4 jours…c’est râpé ! Cette première nuit c’est plus ou moins bien passée, il faut dire qu’à 4100m d’altitude on ne dort jamais très bien….et ça caille !!!!

1er jour : 12km D+ 750m, D- 689m

Le lendemain qui doit être le jour le plus soft sera pour moi finalement le plus difficile !  

Nous partons dans la vallée de Rasac pour découvrir un premier lac Rasaccocha. Jusque là tout va bien. Mais nous faisons une grande pause et il faut repartir en direction du lac glaciaire Barrosococha. Ce dénivelé-là est très rude pour moi, je n’arrive pas à me remettre dans le rythme mais j’y arrive finalement. Un pied après l’autre !


C’est le seul jour où nous revenons sur nos pas pour rejoindre le campement. Nous arrivons dans l’après-midi et profitons de nous reposer au campement avant la journée de demain qui est le point culminant du trek et une ascension jusqu’à 4900m.

2ème jour : 12km D+ 637m, D- 637m

La deuxième nuit est moins bien que la première….Déjeuner à 5h30 pour partir vers 6h30. Il faut dire que les nuits sont très froides, en revanche la journée il fait très chaud !

C’est parti pour le plus grand dénivelé des 4 jours niveau ascension ! Mais l’effort n’est rien à comparer à la vue qui nous est offerte ! En plus aujourd’hui la montée dans la quebrada Huacrish est régulière et elle me convient bien !

Premier stop Yaucha Punta à 4800m

Je vous présente mes compagnons de trek, de gauche à droite Kristel, Nicolas, Romaine, Cyrille, Cesar notre guide, Rémi et Marina (ma coloc de tente :-))


Il reste 100m à parcourir avant d’arriver aux fameux 4900m

Avec vue sur le sommet Yerupaja (6635m)

Nous sommes entourés de sommet et c’est juste incroyable, magique, superbe, à couper le souffle….je vous laisse imaginer d’autres adjectifs qualificatifs !!!


Nous continuons de longer une crête avant d’entamer une descente assez raide juste au dessus de notre campement.


Quelques photos de notre tente principale où nous prenons nos repas

Mateo et Lucho. Vous voyez sur quoi ils cuisinent et c’est succulent. On a eu droit deux fois à du poisson, dont un jour directement pêché du lac par Lucho !


Et de la tente que je partage avec Marina


3ème jour : 9km D+ 855m, D- 855m

C’est déjà le dernier jour, je n’en reviens pas comme ça passe vite ! Par contre la dernière nuit est la pire, donc je me réjouis quand même de retrouver une douche, de l’eau chaude et un lit !

Re-déjeuner à 5h30, on prépare nos sacs pour qu’ils puissent charger les mules et nous repartons pour une dernière ascension, le col Mandan ! Ce n’est pas la plus longue mais elle me paraît interminable, sûrement la fatigue qui se fait ressentir…et il me reste le plus difficile…la descente sur le village de Pocpa.

Dernières photos sur ces inoubliables panoramas

Vous pouvez devinez le village et la descente qui nous attend …. 

Mes genoux cagneux vont souffrir pour cette ultime descente. J’arrive la dernière avec le guide et j’ai droit à une haie d’honneur de mes compagnons (qui évidemment me touche et m’arrache quelques larmes)

4ème jour : 11km D+ 480m, D- 1105m

Comme tout s’est passé sans accro jusque là, il fallait bien qu’ils nous arrivent quelque chose 🙂

Le bus n’est pas là. Soi-disant un problème technique. Après 2 heures d’attente nous montons finalement dans un camion pour 1h30 de trajet avec les locaux et les animaux !


C’est finalement assez fun, on peut admirer les paysages et là on a vraiment l’impression d’être sâles !!! Un mini-bus viendra quand même à notre rencontre à la première grande ville et nous rentrons en fin de journée sur Huaraz.

L’équipe était super, on a passé un super moment tous ensemble, si bien que nous nous retrouvons pour un bon souper en compagnie de notre guide. L’occasion pour moi de déguster le cocktail Pisco sour pour l’apéro qui nous est offert par le directeur de l’agence suite au bug du bus !


Le lendemain je prends un bus de nuit pour Lima

Suite de mes aventures péruviennes au prochain épisode !

Amazonie équatorienne

Où comment vivre une semaine dans une communauté Shuar peut te transformer …

C’était bien stressée et apeurée que je me suis rendue à 

Dans une communauté Shuar de la région de Puyo en Amazonie équatorienne. Mais comme ce voyage est aussi le but de me surpasser j’ai pris mon courage à deux mains.

J’ai tout de suite été super bien accueillie et intégrée dans la famille. Il faut dire qu’Ernesto à 23 enfants avec 2 femmes différentes (ici avec celle avec qui il a eu 11 enfants)

Je découvre mon logement

Et je fais la connaissance de Sebastian, un des fils d’Ernesto qui sera mon guide pour cette semaine et qui va partager avec moi toute sa connaissance de la Selva !

On me prête une paire de bottes, indispensable dans cette région. Sebastian me peint une première fois le visage avec un fruit d’un arbre afin que je sois intégrée avec la selva et en signe de bienvenue dans la nature.

Nous partons en fin d’après-midi pour une première ballade jusqu’à un point de vue. Très rapidement je reçois plein d’informations concernant toutes les plantes, arbres et fruits que nous rencontrons en chemin. Il m’est impossible de tout retenir mais je suis impressionnée par tant de connaissance !

Le lendemain c’est jardinage avec Ernesto, sa femme et Karina une de leur fille qui sera ma cuisinière attitrée pendant mes prochains jours dans la selva.

Je récolte du manioc et nous préparons la chicha. C’est leur boisson de référence, ils en boivent tous les jours, alcoolisée si fermentation ou avec jus d’ananas par exemple !

On m’explique le programme du lendemain, je pars pêcher au bord du Rio Pastasa avec Karina, Ernesto, Sebastian et son demi-frère Jaer (de l’autre famille donc)

Occasion d’une première expérience avec un scarabée. Ça les fait bien rigoler que j’aie peur des araignées mais je prends sur moi et nous marchons à travers la jungle

En route on récolte bananes, citrons et je mastique plusieurs plantes avec pleins de vertues différentes

Voilà pas de sentier balisé, nous marchons à travers la jungle et si le chemin n’est pas très pratiquable on l’améliore avec une machette

Nous arrivons au campement juste avant la pluie qui va malheureusement durer toute la journée et la nuit, donc compromettre notre partie de pêche. Les hommes installent quand même un filet de pêche mais la récolte sera maigre 🙂 nous nous partagerons un poisson !

Préparation du feu, du repas et système D pour récupérer l’eau de pluie

Je vous le disais ce voyage me change beaucoup mais imaginez cette semaine ! Moi qui suis en général très peureuses des insectes, je marche dans la forêt en ramassant tous les deux mètres des toiles d’araignées, je mange avec les doigts sales dans des assiettes et verres lavés à l’eau de pluie. La nourriture contient certainement quelques protéines qui n’étaient pas prévues au départ et pourtant je vis ces moments pleinements, calmement et sans stress. Au contraire, je me sens super bien !


Après le repas nous snifons du tabac humide et fumons du tabac séché. Prêts pour la nuit à même le sol dans la cabane et pour les toilettes c’est dans la nature. 

Le lendemain retour sous la pluie mais c’est pas grave la météo ne peut me gâcher ces souvenirs !

On en profite pour se faire un petit masque à l’argile. J’espère que vous remarquerez comme je parais plus jeune sur les photos suivantes 🙂

À peine le temps de passer une nuit au campement que je repars deux jours dans la jungle pour découvrir d’autres plantes et d’autres expériences…

Je repars cette fois-ci avec Karina, sa fille Kaina et Sebastian.

Sebastian me fait goûter un petit fruit vert accroché à une feuille de limon (citron). C’est super bon, bien le goût citronné. Ensuite il me dit tu veux voir ce que tu as mangé, évidemment en rigolant ? Je ne suis pas très sûre mais il ne me laisse pas le choix…. et là, de petits insectes à l’intérieur…Ok je me dis c’est pas grave, tout ce qui rentre fait ventre !

Encore l’occasion de goûter des fruits tous meilleurs les uns que les autres, ainsi que de se parfumer en écrasant des feuilles d’arbres, etc…

J’ai oublié de vous dire que cette famille à un énorme sans de l’humour. Bien sûr qu’ils savent être sérieux quand il faut mais autrement c’est plaisanterie sur plaisanterie et j’adore ça vu que je suis la même ! Sebastian ne se souvient jamais de mon nom alors je suis Milady 🙂

On arrive à un endroit où ils m’expliquent qu’on fait un stop. Avec sa manchette Sebastian ouvre un arbre au sol et creuse à l’intérieur pour en sortir

Et il le mange….

Il me dit à ton tour….

Je vous laisse découvrir comme quoi l’humain peut se surpasser….je n’aurais jamais imaginer faire ça un jour dans ma vie, et ceux qui me connaissent bien auront de la peine à le croire ! 

Cette vidéo est magique car je ne sais pas qu’il filme, je crois qu’il attend pour faire une photo au moment où je serais décidée. C’est à ce jour mon plus beau souvenir de voyage.

​​


Nous continuons à marcher dans la jungle, toujours avec calme, tranquillité, ils me font partager leur quotidien. À un moment je suis submergée par l’émotion de vivre de pareils moments en leur compagnie. Je suis une putain de chanceuse, tu te rends compte qu’ils ne possèdent quasi aucun produit de consommation et qu’ils sont heureux. Tout ce qu’ils consomment vient de la nature. La selva est leur supermarché et leur hôpital. Je suis admirative de ce mode de vie.

Nous arrivons au campement et je prends un moment pour moi pour évacuer ce trop pleins d’émotions.

Pendant que Karina prépare le repas nous partons les trois chercher des feuilles de bananiers pour rouler le tabac pour ces deux jours.

Comme dis dans la précédente vidéo, cuisiné c’est meilleur ! Et je confirme, c’est même super bon avec un peu de sel !

​​

Petite pause après le repas, nous en profitons pour rouler notre tabac

Et comme maintenant je suis une guerrière, j’accepte même que Sebastian me pose une petite araignée (oui petite chaque être humain à ces limites, faut quand même pas déconner !)

L’après-midi on part une première fois pour la cascade sacrée. Le chemin est pentu, ça glisse pas mal, à deux endroits nous devons même descendre (et remonter) avec l’aide  de cordes. Mais ça valait la peine, l’endroit est super et l’eau pas si froide !

Nous rentrons et soupons tôt ce soir car cette nuit le réveil sera à 3h du matin pour un rituel de purification.

Nous allons boire une tisane nommée Guayusajusqu’à ce que tu vomisses 3X (c’est seulement l’eau qui rejaillit de ton corps 3X). Ça purifie ton âme et ton corps. Ensuite on attend le lever de soleil et on repart à 6h du matin à la cascade. 

On se pose un instant près de la cascade, on snife à nouveau du tabac humide et on fume du tabac séché. On se sent bien et vidés de toutes les énergies négatives qui faisaient partie de nous !

Nous rentrons et avant le déjeuner nous plantons un bananier chacun et une autre plante.

Sebastian me dit que mettre une plante en terre c’est écrire un livre, car c’est une nouvelle histoire qui commence. La grande sensible que je suis lâche à nouveau quelques larmes, mais je me souviendrais à jamais de ce moment.


 

Après le déjeuner nous partons ensuite pour une séance de pêche avec canne à pêche naturelle !

La journée est loin d’être terminée. Repas typique de poissons sauce légumes, riz et cœur de palmier présenté dans une feuille et l’on mange avec les doigts.

La soirée se poursuit avec musique et danse traditionnelle autour du feu 


Encore des moments magiques en toute simplicité

Pour mon dernier jour avant de prendre un bus de nuit pour Guayaquil, j’ai encore droit à une démonstration de combat d’Alex et Sebastian et même une séance de tir à la corde ! Inutile de vous dire que je suis au paradis.


Encore quelques photos de moments privilégiés et il est l’heure de partir. Pourquoi est-ce chaque fois aussi difficile de dire au revoir ??

Même en l’écrivant j’ai encore les larmes qui remontent !!



Cette communauté ne pratique pas de tourisme de masse. Vous êtes intégrés à la famille et on vous le répète tous les jours. Ils ont conservés leurs traditions et parlent toujours leur langue qui est le Shuar. Grâce au fait d’accueillir des visiteurs dans leur communauté ils ne sont pas obligés d’abattre des arbres pour les vendre et peuvent ainsi sauvegarder la selva si chère à leur cœur.

Si vous prévoyiez d’aller un jour en Equateur, voilà un stop obligé ! https://www.fundecoipa.com/

Après 8h de bus, j’arrive à Guyaquil et je repars directement le lendemain pour 17h de bus direction Trujillo au Pérou où m’attend un autre trajet de 7h afin de rejoindre Huaraz. A Huaraz je vais me poser quelques jours car je compte faire quelques treks dans la cordillère blanche.

Adios Ecuador, viva Peru !

Galapagos

Ca y est ! Un rêve se réalise, nous voilà aux Galapagos. Première destination l’île de San Cristobal.

Le nom des Galapagos vient d’une traduction de l’ancien espagnol et signifiait « selle de cheval ». En effet le dos et l’arrière des tortues faisaient penser à une selle de cheval, les gens disaient donc on va à l’île des « Galapagos »

Visite d’une ferme de tortue, ça commence bien !

En fin de journée nous sortons nous ballader le long des quais devant notre hôtel et nous sommes interpellées par des cris d’animaux….là c’est la surprise ! Voilà ce que nous découvrons :


Les lions de mer ou otaries se prélassent là, à quelques mètres de nous. Il y en a à profusion. Quel spectacle, on ne se lasse pas de les observer ! Ca promet pour demain, visite et snorkeling de l’île de Lobos.

À Lobos nous partons à la découverte des lions de mer, de frégates et des fameux fous à pattes bleues…

Après une promenade terrestre, nous prenons notre courage à deux mains pour se jeter dans l’eau. Oui c’est à glagla, l’eau est à 19 degré, mais peu importe, dès que nous sommes dans l’eau des dizaines de lions de mer arrivent pour jouer avec nous. Passer la première minute de crainte (ils viennent vraiment tout près) je prends un malin plaisir à les filmer.​​


Le lendemain départ en direction de Santa Cruz, nous allons visiter le centre Darwin dédié à la préservation des tortues. Il faut savoir que sur les Galapagos il y a beaucoup d’espèces endémiques, c’est-à-dire que les animaux ont évolués en fonction de leur environnement. C’est pourquoi on trouve différentes espèces de tortues qui se sont adaptées à chaque île. 


L’après-midi ballade sur une plage de sable blanc où nous observons plusieurs iguanes marins. À noter qu’aux Galapagos c’est le seul endroit au monde où on trouve des iguanes marins.

Le jour d’après est dédié à la plongée, nous partons sur le site de Seymour et Mosquera. Deux plongées avec requins marteaux, requins à pointe blanche, eagle raie et tortue. La température de l’eau est bien fraîche, il y a pas mal de courant et la visibilité n’est pas super top mais quel souvenir, deux plongées aux Galapagos !


Dernière matinée sur Santa Cruz nous partons nous tremper dans ce petit coin de paradis

Les deux derniers jours se passent sur l’île d’Isabela. À peine débarquées du bateau nous partons en direction d’une lagune pour admirer des flamands roses.

Nous partons découvrir le volcan Sierra Negra avec une circonférence de 7km. Malheureusement à cette période c’est très nuageux avec petite bruine et nous ne voyons quasi rien ! On reste un peu sur notre faim…L’après-midi on part en bateau pour voir un pingouin (je mets au singulier car on en a vu qu’un et sa taille ne dépasse pas 25cm ! Ensuite snorkeling avec tortue et comme nous nous sommes un peu éloignées du groupe, nous avons la chance de jouer avec un lion de mer.


Dernier jour : triathlon Départ pour les tunnels de lave à 45 minutes de bateau, snorkeling avec tortues géantes, golden raies et requins à pointe blanche. Nous avons aussi la chance de voir 3 hippocampes

En chemin nous avons même la chance de voir une raie manta en surface !

L’après-midi départ pour une ballade totale de 14 km à vélo et 1h de marche pour découvrir le mur des larmes sur une ancienne base militaire américaine qui avait été transformée en prison (mur de pierres érigés par les prisonniers). Le but étant de les faire travailler jusqu’à épuisement….puis ascension jusqu’à un mirador pour admirer la vue sur l’océan, les plaines et les volcans en arrière-plan.

Nous croisons aussi quelques tortues au bord du chemin


Ces deux semaines ont passées à une vitesse folle avec un programme bien soutenu. On n’a pas eu le temps de s’ennuyer !

Chaque bonne chose à une fin, les vacances sont finies, Nath et Yvana prennent le chemin du retour. Encore merci les filles d’avoir partagés ces beaux moments avec moi !

Quito – Otavalo – Cotopaxi – Laguna Quilotoa – Banos – Papallacta 

Après finalement 20h de bus je suis bien arrivée à Quito, non sans avoir eu un contrôle anti-dopage peu après être entrée dans le territoire équatorien. On a dû tous sortir du bus, être alignés devant nos bagages ouverts et attendre que Rantanplan renifle tout ça !

J’ai profité des 3 jours avant l’arrivée d’Yvana et Nath pour visiter le centre historique et la statue Panacillo (qu’on a de nouveau visité avec les filles ensuite), et j’ai pris le téléférico et suis allée au milieu du monde sur la ligne de l’Equateur (aussi avec les filles mais pas tout à fait au même endroit).

La ville de Quito est très impressionnante, elle se situe à 2850m d’altitude. La vierge ailée du Panacillo à 3030m

Entourée de montagnes avec des maisons partout autour, elle s’étend sur 50 km de long pour 5 à 6 km de large !

Vue sur la ville depuis le Panacillo avec en fond le volcan Cotopaxi où nous allons vivre une journée inoubliable


Le centre historique est superbe avec toutes ces églises et la basilique.

Ceux qui me connaissent savent que j’ai le vertige….je suis montée là-haut….

A l’aide de cet éscalier…


Mais la vue valait la peine !!

La basilique est gigantesque, elle m’a beaucoup impressionné, je l’ai trouvée magnifique 

Bienvenue au milieu du monde


Ligne de l’Equateur, un pied dans l’hémisphère nord un pied dans l’hémisphère sud !

Je me suis aussi rendu au sommet de Quito avec le teleférico. C’est là que j’ai passé pour la première fois la mythique ligne des 4000m.

Ça y est ! Les filles arrivent aujourd’hui, je me réjouis !!! Ma patience va être mise à rude épreuve et la leur aussi…problème technique à Genève qui leur a fait râter leur correspondance à Amsterdam. Du coup elles ont dû faire Amsterdam – Lima, Lima – Quito. Elles sont finalement arrivées avec plus de 9h de retard à passé minuit au lieu de 14h45…


Nous sommes finalement arrivées à Otavalo à plus de 2h du mât où nous avons eu la surprise de découvrir, luxe suprême, des bouillottes dans nos lits. On peut dire que je commence deux semaines de vacances au milieu de mon voyage. Ça change des dortoirs !

Le lendemain matin on part direction Ibarra pour prendre un train touristique jusqu’à Salinas via le Haut-plateau andin jusqu’à la région subtropicale


L’après-midi nous partons à la découverte nous partons à la découverte du lac-cratère Cuicocha

Le lendemain visite du marché d’Otavalo, ligne de l’Equateur et Quito dont vous avez quelques photos ci-dessus.

Nous nous souviendrons du 4 juillet 2017, nous nous rendons au parc national de Cotopaxi et nous entreprenons la montée en vue du refuge du volcan Cotopaxi à 4864m ! Il y a beaucoup de vent mais nous y arrivons toutes les trois ! Et on en est très fière !!

Le volcan culmine à 5897m. C’est le volcan actif le plus haut du monde. Malheureusement son ascension est interdite depuis 2015 suite à un nuage de cendre qui a recouvert plus de 8km2

On reste quand même des nanas 🙂 je vous laisse admirer le dégradé de moufles !

Soupe bien méritée au refuge et nous redescendons pour faire le tour du lac Limpio Pungo, avec toujours une superbe vue sur le Cotopaxi.

La nuit a été réparatrice 🙂 nous voilà prêtes à partir à l’assaut d’un nouveau défi ! Aujourd’hui ce sera la lagune de Quilotoa 3800m et encore une fois que dire….Wouahhhhh c’est trop beau !!

Jolie descente d’1,7 km dans un chemin sinueux, poussiéreux et pentu….qu’il va falloir remonter !

Aucun soucis, nous avions emmagasinés plein de globules le jour d’avant à 4000m !

Il n’y a pas de prévisions météorologiques en Equateur et on comprend pourquoi ! On peut passer de nuageux, à brouillard, soleil, vent et pluie en une même journée ! 
Notre dernier jour sur sol équatorien avant les Galapagos nous emmènent à la petite ville de Banos et ses fameuses chutes d’eau. Nous survolons le « voile de la fiancée » dans une nacelle et je ne suis pas rassurée. (Ça doit se voir à mon sourire crispé)

Puis nous descendons vers le « Chauderon du diable »



À Banos, nous avons eu droit à une démonstration de sculptage d’ivoire naturel appelé Tagua (fruit de palmier)

Pour finir visite de Banos et de son église en pierre volcanique où la vierge aurait réalisé plusieurs miracles.

Nous passons notre dernière nuit aux termes de Papallacta avant de s’envoler pour les Galapagos


Il faudra être patients pour la suite du récit et les photos des Galapagos. La connexion n’est pas super bonne et je manque de temps :-). Demain je pars une semaine en Amazonie, sans connexion j’imagine, avant d’attaquer le Pérou. Programme chargé avant de rejoindre Christelle le 10 septembre à La Paz en Bolivie. J’ai peu de jours de battement pour boucler tout ce que je veux faire. Mais …. Suite au prochain épisode 🙂

Gros becs les gens

Bogota – désert de Tatacoa – San Agustin – Popayan – Silvia – Salento – Cali

Ça y est me voilà arrivée à la capitale !

Mon hostel est situé dans le quartier de la Candelaria, proche de la petite place où a été fondée Bogota et la première fontaine d’eau potable.

Quartier universitaire et artistique.

Magie des voyages, après avoir traversé une partie de la Colombie par des chemins différents, je retrouve Ibrahim pour quelques jours. 
Comme j’arrive un vendredi (c’est moche 😂) c’est parti pour deux soirs de fêtes avec les résidents de l’hostel dans une discothèque le premier soir et à une soirée techno le deuxième ! Si si vous lisez bien, je suis allée à une soirée techno à Bogota !! Il faut le vivre une fois dans sa vie !



Bon j’ai pas fait que la fête, rassurez-vous 😉

J’ai pris le téléférique (Suisse d’ailleurs) pour grimper au cerro Monserrate, j’ai visité la ville hors touristes grâce à Ibrahim qui avait déjà repéré les lieux, j’ai fait le free tour de la ville et le free graffiti tour. 



J’ai eu un gros coup de chaud et de stress (le chaud faisait du bien par les températures qui courent mais quand même). Bref je m’explique, le jour avant de partir de Bogota je remarque que je n’ai plus mon passeport…je me dis que c’est un truc de fou !!! On m’a volé mon passeport !!  J’etais rentrée du cerro sous un déluge et avait mis mon sac près du feu à l’hostel pour qu’il sèche, je me suis dit putain quelqu’un a pris mon passeport !! Je vous laisse imaginer le film que je me suis fait, je me voyais déjà à l’ambassade de Suisse, etc… avec le stress de ne pas pouvoir rejoindre mes copines le 1er juillet à Quito !

Je commence à réfléchir à ce que j’ai fait ces derniers jours et là, le déclic, l’office de poste pour envoyer mon paquet ! La postière a oublié de me rendre mon passeport et après deux heures d’attente pour envoyer le paquet je n’y ai plus pensé ! Passeport récupéré, tout est bien qui fini bien ! 

Mon séjour s’est terminé avec un souper le dernier soir dans un succulent resto en bonne compagnie ! 6mois de voyage ça se fête 🎉 

Mais le temps passe vite (hé oui, plus vite qu’au boulot 😜), il faut reprendre la route si je veux boucler le planning que je m’étais fixé pour la colombie et arriver à l’heure le 1er juillet pour rejoindre Yvana et Nathalie qui viennent voyager deux semaines avec moi en Equateur.
Direction désert de Tatacoa, qui n’est pas vraiment un désert mais une réserve tropicale sèche. Les paysages sont sublimes et je suis heureuse de retrouver de la chaleur. Cette fois ce sera vraiment la der avant les pays montagneux !
Je rencontre un couple de Bogota un peu plus âgé que moi, on passe la matinée ensemble et à la fin ils m’offrent un bracelet aux couleurs de la Colombie, prennent mes coordonnées, me disent que j’ai des amis colombiens et que je suis la bienvenue chez eux si je reviens en colombie. Trop sympa ! Qui ferait cela chez nous ??


Une nuit dans le désert et je file sur San Agustin 

San Agustin tour de 5h à cheval pour découvrir de magnifiques paysages et sites archéologiques. Le lendemain départ cette fois-ci en jeep pour le Rio Magdalena, d’autres sites archéologiques plus éloignés et deux cascades.

Je retrouve mon couple de Bogota à San Agustin où je passe ma dernière soirée avec eux. Vraiment très intéressant de discuter de la situation économique et politique de la Colombie !

Levée à 5h je repars en direction de Popayan, le rythme est soutenu si je veux terminer le programme que je m’étais fixé en Colombie d’autant que j’ai appris que mon bus Cali-Quito n’a lieu que les lundis…je devrais donc quitté la Colombie le 26 juin pour être à temps à Quito le 1er juillet !!!
Popayan : la ville blanche, je monte au cerro « Tres Cruz » pour admirer la vue sur la ville, je redescends et parcours le centre historique avec ces églises et bâtisses coloniales. C’est très beau.

Le lendemain je prends un bus pour Silvia car le mardi c’est jour de marché. Tous les indigènes des vallées descendent pour y vendre fruits, légumes et artisanats. Et ne nous mentons pas 😂 aussi pour y boire des verres ! Le tout en costume traditionnel.


Hop on se motive ! De Popayan direction Salento, la zone de café et la surprenante vallée de Cocora où siègent les fameux palmiers de cire en pleine montagne. La plupart sont centenaires et peuvent atteindre plus de 60m de haut. C’est l’arbre national de la Colombie. 3 bus et 9h plus tard j’arrive dans cette superbe région.

Vallée de Cocora, récit d’une journée improbable et magique !
Je pars le matin pour une marche de 45 minutes pour aller visiter une finca de café dont je vous résumerais le processus ci-dessous.
En sortant de la finca, deux jeep s’arrêtent et me proposent de monter. Comme il est de coutume de retourner à Salento par ce moyen de transport, je monte. Là je découvre que c’est deux familles de Calarca, village à une vingtaine de kilomètres qui partent découvrir la vallée de Cocora et une source thermale. Arrivés à Salento, ils me proposent de passer la journée avec eux. Après un court moment d’hésitation, j’accèpte, je me sens en sécurité, il y a la grand-maman, les cousins, les oncles, tantes et tutti cuanti ! 

Tout le monde m’accueille comme si je faisais partie de la famille. Qu’est-ce que ça fait du bien !! D’autant que ces derniers jours j’ai un petit coup de mou ! Rien de tel pour remonter le moral ! A nouveau quel plaisir de pouvoir échanger avec des locaux. Je vis une journée de rêve, je suis trop chanceuse et je le leur dit. Je serais donc la « chica con buena suerte » ! 
Me voilà à la découverte de paysages inoubliables, je vois enfin ces fameux palmiers. C’est à couper le souffle tellement ils sont majestueux au milieu des montagnes.


Nous nous arrêtons dans une ferme et ils demandent à la propriétaire si il y a des colibris dans le coin. Elle nous ouvre sa ferme et depuis le balcon je peux admirer ces minuscules oiseaux colorés ! Encore une nouvelle découverte ! Nous lui achetetons du fromage que nous dégustons avec de la panela (sucre de canne naturel) ils aiment bien l’aigre doux dans les parages. Il est aussi très commun de boire un chocolat chaud avec du fromage.


Nous arrivons dans un petit hameau au pied d’une rivière. C’est là que nous en profitons pour pique-niquer. La famille m’invite à partager leur repas, je suis très touchée. 
Finalement nous découvrons ces fameuses eaux thermales ! À nouveau c’est pas Lavey, mais nous arriverons quand même au final à être 10 dans ce mini jacuzzi naturel. Je n’ai évidemment pas de maillot de bain. Une des dames de la famille me prête un short et hop baignade en short et soutien-gorge !
Il y a une petite entrée à payer que j’offre à tout le monde et ils me remercient tous en me prenant dans les bras comme si je leur avait offert la lune, alors que cela me paraît la moindre des choses avec la journée de rêve qu’ils m’ont permis de vivre.


Il y avait aussi Tom, petit chiot de 5 mois qui a passé sa journée sur mes genoux dans la jeep.


Le trajet du retour est long et éprouvant. Nous arrivons à plus de 23h à Calarca. Il me faut encore rentrer à Salento. À nouveau leur gentillesse n’a pas d’égal, un des fils et son frère me ramènent en voiture devant mon hostel, attendent que je sois bien à l’intérieur avant de repartir, sans oublier de me dire que si j’ai besoin de quoi que ce soit en Colombie j’ai une famille. Je vais finir par croire qu’on veut m’adopter dans ce pays 🙂 Je plaisante c’est tellement gentil et touchant. Par mes récits, j’espère aussi un peu ouvrir les yeux par rapport à notre culture et le fait de vivre reclu dans son coin sans se préoccuper beaucoup des autres. Ici la vie est dure, l’individualité n’existe pas ou très peu. Chacun s’entraide à sa façon, ils sont heureux de vivre, heureux de faire découvrir leur pays et leur culture.

Visite et processus d’une plantation de café :
Chaque « cerise » comme ils l’appellent à deux grains de café appelés Pergamino. Quand la « cerise » est rouge c’est qu’elle est prête à être récoltée.


Le pergamino est planté à 1 cm dans du sable de la rivière, 2 mois plus tard la première pousse pointe le bout de son nez, il faut encore attendre 10 jours pour avoir la verdure. ils transfèrent la verdure dans un sac en plastique avec de la terre et du composte. Encore 5-6 mois d’attente et la pousse est prête à être mise en terre.


Il faut 18 mois pour avoir les premières fleurs.Chaque fleur blanche va donner une cerise de café avec deux grains à l’intérieur. La durée de vie d’une fleur est de 3 jours ensuite elle tombe et pousse la cerise (verte au départ). Les fleurs sont hermaphrodites, elles ont besoin autant d’eau que de soleil.


Les plantes se coupent tous les 5 ans et repoussent 3 à 4 fois. La récolte se produit 2X par année.


La durée de vie d’une plante de café est d’environ 15-20 ans

Dans cette finca ils utilisent un système de permaculture les plantes de bananes et arbres au milieu de la plantation protègent du soleil et aident pour l’humidification de la terre. Il n’y a pas de système d’arrosage et tout se récolte à la main !

Le café se produit toute l’année mais les mois les plus importants sont mars à juin.

Les « cerises » passent ensuite dans une machine pour enlever la pulpe rouge qui part au composte.

Le grain de café passe environ 12h dans l’eau et est ensuite séché à l’air libre entre 5 jours et une semaine en fonction de l’ensoleillement ou à l’aide d’une sècheuse. Ils utilisent la dernière écorce du grain de café comme combustible.


Le café passent ensuite dans une machine pour perdre sa dernière écorce et est, en même temps, trié par taille.


Pour terminer le café est torrefier pour prendre sa couleur brun/noir et sa saveur.

Il faut compter environ 8g pour une tasse de café.
Si il y a beaucoup d’arbres à fruit qui entourent les plantations, le café prend des saveurs différentes.
En Colombie la plante de café qui est cultivée est le café arabica car la production se passe entre 1600 et 2000m d’altitude. Cette variété est originaire d’Ethiopie.
Le robusta se cultive à une altitude inférieure à 1600m
Les ramasseurs sont payés au kilo. 500 pesos pour 1 kilo (environ 15 centimes le kilo…). Ils récoltent entre 80 et 150 kilos par jour et sont nourris et hébergés gratuitement. C’est un travail difficile mais recherché car apparemment bien payé…
Les cultivateurs vendent leur production au Comité de café. Ce dernier exporte le café « vert », c’est-à-dire avant toréfaction, car chaque pays à sa façon de le torréfier (plus ou moins fort)

Toute la meilleure qualité de café est exportée à l’étranger.

La variété arabica représente le 65% de l’exportation mondiale alors que le robusta détient les 35 autres.
Les quatre premiers pays producteurs de café au monde sont le Brésil, le Vietnam, la Colombie et l’Indonésie. À eux quatre ils représentent le 75% de la production mondiale.
Nous avons moulu notre café avant une dégustation bien méritée !

Salento, village rural, touristique et arc-en-ciel avec toutes ses maisons de différentes couleurs.


J’ai joué au Tejo à Salento :

Sport national, je me suis rendue au club Los Amigos. 3 Colombiens m’ont gentiment proposé de jouer avec eux. On a formé deux équipes.

Le but est de lancer des projectiles sur des sachets de poudre à canon. Je leur ai laissé le soin de compter les points, le but étant de viser le centre au milieu des sachets et que ton poids reste ancré dans la terre mouillée. Bien sûr s’il y a explosion tu marques plus de points. Je me suis bien éclatée (c’est le cas de le dire:-)). J’ai même réussi trois explosions… Nous avons perdu les deux premières partie mais gagné la der ! Ceux qui me connaissent peuvent imaginer mes cris quand on marquait et mon agacement quand je ratais mes coups. Chasser le naturel, il revient au galop 🙂 ! (Pour ce qui est de la gagne j’ai pas trop changé).


Ca y est, me voilà partie pour Cali, dernière étape de mes 2 mois en Colombie.

Cette fois il ne m’aura fallu que 2 bus pour rejoindre la capitale de la Salsa du pays.
J’optimise le temps de mon dernier jour en faisant un tour de ville
Je monte au Cristo 26m de haut + socle de 3m. Entre les deux bras 19m d’envergure. Deux sculpteurs différents ont réalisés cette statue. Un Colmbien la tête et les bras. Il n’a pas terminé par faute de moyen. C’est un italien vivant en Colombie qui a achevé l’œuvre.

Sculpture du fondateur de la ville : Sebastian de Belalcazar 


Parque el Gato del Rio


Centre historique


Je n’aurais malheureusement pas eu le temps de sortir danser la salsa dans la capitale de cette danse et d’ailleurs je ne sais même plus si je me souviens des pas… !!

Voilà, il est temps d’aller prendre mon bus pour un très long trajet en direction de Quito. 17h de prévu mais on sait comment ça va les transports en Amérique latine !

Je quitte la Colombie le cœur lourd, c’est un pays magnifique à visiter absolument. Mon gros coup de cœur. J’y aurais rencontré des gens formidables, que ce soit des voyageurs ou des habitants, des rencontres inoubliables et de belles amitiés créées. J’ai y vu des paysages somptueux, fait de nouvelles expériences incroyables, trop bien mangé (arepa con queso….miam) bref vous avez bien capté depuis 2 mois que je vous saoule avec ce pays que je l’ai adoré.
Je suis malgré tout impatiente de la suite de mon parcours et surtout je me réjouis que mes deux copiiiines arrivent à Quito. (Yvana et Nath dépêchez-vous !!!!)
PS. J’ai des soucis de téléchargement de photos….oui l’informatique et moi ne faisons toujours pas très bon ménage….je vais publier tout de même afin de pouvoir poster cet article 🙂

Honte à moi !! J’ai oublié mon fil rouge avec le drapeau de la Colombie ! Voilà qui est corrigé 🙂

San Gil – Cubiti – Barichara – Guane – Mongui – Iza – Laguna Tota – Villa Leyva – Raquira

Après 12h de bus de nuit me voilà à San Gil. Région plus verdoyante et montagneuse qui me fait penser à chez nous.

Bon ils ont en plus le canyon de Chicamocha et la rivière qui porte le même nom.

San Gil c’est un peu la capitale des sports (extrêmes) en tout genre. Il y a aussi beaucoup de personnes en VTT.

Pour mon premier après-midi je profite de visiter le parque Gallineral proche de la ville, le centre ville et je réserve mes activités pour le lendemain.


Au programme : survol du canyon en parapente le matin et Cueva de la Vaca à Cubiti (grotte de la vache, car l’histoire c’est qu’une vache est tombée du champ et qu’ils ont découvert l’entrée de la grotte).

Magnifique vol avec de chouettes thermiques, mon guide est super sympa et j’ai droit à quelques vrilles pour un peu d’adrénaline !



Cueva de la vaca : expédition « spéléologique » de la grotte avec par moment entre 15 et 20 mètres où tu dois ramper dans l’eau parce que c’est trop bas, quelques mètres d’immersion le long d’une corde et ensuite ballade à travers les superbes stalagmites et stalactites. Par endroit la roche brille c’est vraiment une expérience très sympa !


Le lendemain départ pour le village de Barichara. Petite marche sur des pavés (j’en avais pas encore marre des cailloux après Ciudad Perdida :-)) de 9km sur le Camino Real dans les pâturages entre Barichara et Guane. Je termine ma ballade accompagnée d’un berger et de ses chèvres, encore une belle rencontre bien que pour le coup j’ai de la peine à le comprendre ! 


Visite de Barichara, ses églises, son parc des arts et ses différents points de vue.

Je dîne dans un endroit top déco, la cuisinière cuisine devant toi et on se tape la causette avec l’autre client. Super moment d’échange dans ce resto rempli de bonnes ondes et d’une atmosphère très tranquille. J’ai de la peine à partir mais ce soir je reprends déjà un bus pour Sogamoso.

J’arrive à Sogamoso dans la nuit. On ne perd pas de temps, le lendemain départ pour le village pittoresque de Mongui. 
Le village présente coloniale vert et blanc, une uniformité que viennent rompre les quelques constructions nouvelles en brique rappelant la campagne anglaise. Les belles façades sont toutes ornées de géraniums parfumés et de lierre. 

Cependant, ce village idyllique possède une autre caractéristique qui fait sa renommée : depuis le début du XXe siècle, les Monguiseños fabriquent des ballons de 

football à la main. Aujourd’hui, Monguí exporte plus de 300 000 ballons dans les pays d’Amérique latine et l’industrie crée une centaine d’emplois pour les familles de paysans.

Je dîne pour 3.- une soupe légume, une tranche de porc, riz, pommes de terre sautées, légumes et jus de mûre frais !


Je pars ensuite pour une nuit dans le village d’Iza afin d’aller découvrir la laguna Tota et sa fameuse playa Blanca à plus de 3060m d’altitude avant de repartir sur Sogamoso d’où je prends un bus direction Villa de Leyva.


Iza est connue pour ses desserts. Le merengón (meringue aux fruits locaux) est devenu une tradition.

Miam miam !

En fait non…ça ne vaut pas nos vacherins glacés et nos meringues doubles crèmes !

Cet hameau colonial est épargné par le tourisme de masse. On peut ainsi profiter des sources d’eau chaude.
Ce n’est pas Lavey-les-Bains, mais à 33 degré c’était un jaccuzi ! 

Petit trajet en bus pour la laguna Tota et me voilà sur une plage blanche à plus de 3060m

Bon le bain n’est malheureusement pas au programme…il fait trop froid. Vous l’avez certainement remarqué à mes vêtements ! Depuis Sogamoso les longues manches et chaussures fermées sont de rigueur !

J’imagine aussi que vous avez remarqué que chaque place de village est construite sur le même principe colonial avec un parc et une église. Malgré tout je trouve qu’ils ont tous leur charme et me réjouis à chaque fois de ma première arrivée sur les lieux ! Et c’est d’ailleurs comme par chez nous, un petit bled mais une immense église !

C’est reparti pour un trajet en bus direction Villa de Leyva. (J’en aurais fait des milliers de kilomètres en bus, bientôt fini le mal des transports ?!?)
Villa Leyva c’est une superbe ville coloniale avec sa Plaza Mayor qui est immense.
J’ai visité le centre et ces différents points touristiques. Je suis allée au Monasterio de Santo Ecce Homo. Voire les lagunes Pozos Azules et visiter la Casa Terracota (qui me fait fortement penser au style de Gaudi à Barcelone).


De Villa Leyva je pars une demi-journée pour Raquira sur les conseils de Claudia P. (Encore merci !)
Raquira petit village dédié à la poterie avec de charmantes bâtisses colorées et de jolis balcons garnis, malheureusement sous la pluie tout le jour. L’occasion d’acheter quelques souvenirs et l’obligation d’un futur envoi DHL depuis Bogota 🙂 !

Demain départ pour la capitale : Bogota

Hasta Pronto !