Santa Marta – Ciudad Perdida – Cabo de la Vela

Après 11 jours en bonne compagnie j’ai repris mon voyage en solo direction Santa Marta toujours un peu plus au nord de la Colombie.

Cette ville sera mon point de départ pour mes diverses activités dans le nord. (Et c’est pas les plus forts 😉)

Le 1er jour j’ai profiter de visiter le centre historique de la ville et j’ai réservé mon trek de 4 jours : direction la Ciudad Perdida, site archéologique pré-colombien datant de 700 ans après J.-C. qui a été découvert dans les années 1972-1973. 

Bon pour faire simple on va dire 73 parce que c’est une bonne année 😜

Le site a ensuite été restauré et c’est deux touristes allemandes qui l’ont inaugurée en 1982.

Alors voilà c’est parti pour 4 jours de marche, 
3h30 le 1er jour et 6h les suivants sur des chemins bien entretenus mais difficiles (dénivelés, fortes pentes, traversées de rivières où il faut se déchausser), avec de très forte chaleur, humidité et pluie en fin de journée. Hébergement spartiate : lits en dortoir bien serrés et au confort limité, douches et toilettes très sommaire, cuisine locale très bonne et copieuse.

En revanche paysages époustouflants, flore, cascade et rivière où l’on peut se baigner, rencontre avec les populations indigènes (je me demande toujours comment ils font pour vivre dans ce climat, éloignés de tout) et enfin le matin du troisième jour, après avoir gravi 1200 marches la joie de découvrir la Ciudad Perdida et avec le soleil ☀️ 

Ce qui a été le plus dur pour moi c’est cette chaleur humide, dès les premiers pas j’ai commencé à transpirer à grosses gouttes et je suis restée trempée pendant 4 jours, mérinos ou pas, ça n’y changeait rien !!!

Le deuxième truc c’est que tu sais que tu vas devoir revenir sur tes pas…alors quand tu te tapes une monstrueuse descente le deuxième jour en première partie de journée, tu commences déjà à stresser pour le retour et quand en plus le guide te dis qu’après le dîner il va y avoir une montée d’une heure plus raide que ce que tu viens de descendre…moralement c’était très très dur.
Et j’avoue je déteste être mouillée en permanence et que rien ne sèche !!
Encore une fois pendant ce voyage j’ai eu de la chance on était 4 avec le guide et les deux autres étaient un jeune couple de québécois super sympas. De plus on était les seuls francophones des groupes qui ont marchés avec nous.
C’est avec pas mal d’émotions que j’ai découvert la cité et aussi fière d’y être arrivée. 

C’est aussi ça voyager seule, personne sur qui tu peux décharger ta frustration, ta fatigue et ton ras-le-bol. Pas le choix, un pied devant l’autre et tu ne peux compter que sur toi…
Le lendemain du retour de trek je suis partie de Taganga (village à 15 minutes de Santa Marta) en bateau direction Playa Cristal pour une journée détente et récupération.

Pas le temps de dire ouf je repars à 4h du matin pour Cabo de la Vela, point quasi le plus au nord de l’Amérique du Sud. Sur le chemin visite d’une mine de sel. Pour accéder à Cabo, village en bord de mer retiré dans le désert c’est 4×4 au programme. Il fait très chaud mais heureusement il y a toujours du vent. C’est d’ailleurs un endroit très prisé pour les amateurs de kite-surf, il y a plusieurs écoles. Ca m’aurait bien tentée d’essayer mais je ne peux pas tout faire si je veux plus ou moins arriver à suivre mon programme.

Cette fois-ci je me retrouve avec 4 parisiens. On a bu un bon vin blanc le soir ! Les paysages, les plages et différents points de vue à gravir sont tous plus beaux les uns que les autres. Encore et toujours de superbes images dans ma tête et mon cœur. 

Rencontres également avec les populations indigènes de la Guajira.
Mon bilan de la région du nord :

  • Diversité de paysages et climats incroyables 
  • Des populations très accueillantes
  • Je préfère la chaleur sèche à la chaleur humide

Le nord c’est terminé, cette nuit bus en direction de San Gil.

Hasta luego amigos 

Isla La Providencia – Carthagène – Baru

J’ai quitté Guatapé et rejoins Medellin pour prendre un vol d’une heure pour San Andres via l’Easyjet local (VivaColombia). Après une nuit à San Andrès j’ai pris un bateau/Catamaran pour me rendre à l’île de La Providencia.

Là quand la dame te donne une pastille pour le mal de mer avec la carte de l’embarquement et que tous les locaux s’empressent de l’avaler, tu te dis que la traversée des 90 kilomètres va être sport !!

Et je n’ai pas déçue 🙂 3h heures de vagues énormes qui recouvrent entièrement le bateau. À l’intérieur ça brassait tellement que l’on décollait d’au moins 30 centimètres de nos chaises toutes les 3 vagues !! Par chance la pilule m’a bien assommée et j’ai pu somnoler une bonne partie du trajet. Je vous le dis, si ça continue comme ça je vais rentrer avec le pied marin.

L’île de La Providence a été la joute de nombreux européens dont les anglais.

Les habitants de l’île ont gardé un créole anglais aux sonorités africaines et des noms de famille très british.
Fin mai, les crabes noirs y ont la priorité. À la tombée de la nuit, ils dévalent la montagne par centai­nes de milliers pour aller pondre leurs œufs dans la mer. Les crustacés traversent les terrasses des hôtels et des restaurants du bord de mer. Quel­ques jours plus tard, ils re­prendront le chemin des hauteurs avec le même en­thousiasme collec­tif. Les moins chanceux finiront dans la casserole. Cuit dans du lait de coco, le crabe noir est une des spécialités de l’île. J’ai eu la chance d’en croiser quelques-uns de nuit mais ce n’était pas encore la bonne période.
Sur la plage de Manzanillo, des tables de bois bancales, des ha­macs délavés, des balançoires en pneu d’où les en­fants se jettent dans la mer. Le bar de Roland accueille les amateurs de reggae. 




Cette plage c’était mon « Stamm » de jour comme de nuit ! Parce qu’ici c’est vraiment la Jamaïque de la Colombie : Rasta men, reggae, Ganja et rhum coulent à flot. « Yeaaaah man » No stress, on se laisse vivre et je me surprends à aimer leur rythme de vie moi qui suit d’habitude si pressée…

Mais je m’emballe. Arrivée à mon hôtel dans le quartier de l’île nommé Agua Dulce, j’ai fait le tour des centres de plongées et mon choix c’est tourné sur Sonny Dive Center (que je recommande largement), petit bateau, peu de personnes par plongée, retour entre chaque plouf au centre, bref c’était parfait. Super spots de plongées au milieu des requins et tortue, trop chanceuse !!
Le premier soir, je me rends sur la « place du village » d’Agua Dulce d’où il y a la meilleure connexion internet. Là une fille m’aborde pour me demander d’où je viens. Elle sourit quand je réponds Suisse. Ce soir-là j’ai rencontré Yolanda de Lucerne. Elle parle super bien le français et on échange sur voyage, vie, etc…
On parle du problème de la langue dans notre pays et du fait qu’on est obligé de parler anglais au niveau professionnel. Là je lui dis que je travaillais chez Alpiq, gros éclat de rire, Yolanda travaillait aux RH d’Alpiq à Olten. Une fois encore que le monde est petit !!!
Elle me parle d’une soirée à Manzanillo Beach et c’est comme ça que j’ai découvert ce petit coin de paradis. Elle m’a gentiment proposé de me prendre avec elle en moto qu’elle avait loué pour quelques jours.
Nous avons plongé ensemble, fait la fête et sympathiser avec les locaux. 

Forcément quand deux ex-Alpiq se rencontrent cela ne pouvait donner que

Et nous voilà au sommet de l’île


Retour à San Andres par bateau, traversée un peu plus calme qu’à l’aller et nous avons eu la chance de voir plusieurs dauphins nous accompagner une partie du trajet.

De San Andres vol sur Carthagène et retrouvailles avec Ibrahim que j’avais rencontré au Honduras et Nicaragua

Nous sommes partis à la découverte de cette magnifique ville, de ses remparts et de son marché.


Carthagène de Indias a été fondée le 1 juin 1533 par Pedro Heredia. Carthagène est devenue prospère en raison de l’exportation d’or, d’émeraudes et autres richesses. Elle était aussi un port commercial pour les navires voyageant du Pérou jusqu’à Cuba et ensuite avec l’Espagne. Malheureusement, la ville a été réduite en cendres en 1552. Heredia a par la suite interdit la construction des bâtiments de la ville avec des matériaux autres que des briques, des tuiles, des pierres et des rochers.







La prospérité de Carthagène de Indias a attiré l’intérêt des pirates.

À la suite de ces attaques, une muraille et des forts furent construits autour de la ville. Carthagène est devenue la ville la plus protégée d’Amérique du Sud. Les Espagnols ont conçus les forts, les batteries et les châteaux grâce à l’ingéniosité de leurs architectes. Finalement, le travail a été fait par les esclaves africains.

On est également partis quelques jours à Playa Blanca, petit coin de paradis à 1h de route de Carthagène







Au programme snorkeling, visites d’îles, bons poissons et une sortie nocturne pour se baigner au milieu de plantons lumineux. Impression géniale d’avoir des perles brillantes sur tout le corps. Que d’émotions, encore de sublimes images gravées dans ma mémoire.

Je ne vous avais pas encore dit que j’ai investi dans une GoPro (caméra) afin de rendre encore plus vivant mes souvenirs de voyage.
En ce moment on est de retour à Carthagène où Ibrahim va me former au montage de vidéo. Si si, vous ne rêvez pas, Mme Patience et Mme no-technologie va s’essayer au monde virtuel, comme ça je pourrais me débrouiller comme une grande pour la suite de mon trip.
Super belle rencontre, belle complicité, échange interculturel et fiesta. Bon petits plats cuisinés en auberge, bref je suis traitée comme une princesse.

Magie du voyage, magie des rencontres. Alors après avoir beaucoup donné dans la vie, j’apprends à recevoir ! Le processus prendra du temps j’imagine, mais qu’est-ce que ça fait du bien ! Après 5 mois de voyage solo c’est trop cool de partager quelques jours avec une personne dans le même délire que toi !

À très vite pour la vidéo (A très vite ça dépendra de ma capacité à comprendre le montage vidéo, et ça c’est pas gagné :-))

Medellin – Guatapé

Il y a tant de chose à dire sur Medellin que je ne sais pas par où commencer !

Medellin est bien évidemment toujours associée au plus célèbre des narco-trafiquants : Pablo Escobar. Ici c’est un peu celui dont on ne doit pas prononcer le nom 🙂

J’ai donc entrepris un tour lui étant dédié pour en apprendre un peu plus (oui désolée, je ne suis pas la série Narco)
Les Colombiens n’aiment pas parler de cette époque, ni des FARC, ni de la drogue, ni des idées de gauche d’ailleurs. Ce sont des sujets assez tabous, du moins envers les étrangers.
Notre guide nous disait que cette période n’était pas abordée en classe. 

Escobar, c’est le souvenir d’une époque parmi les plus violentes de l’histoire du pays. De 1988 jusqu’à sa mort en 1993, la violence s’abattait sur les grandes villes du pays, et notamment à Medellin.

A un moment, plus de 50 habitants mouraient tous les jours. En 1992, plus de 27 000 habitants moururent de mort violente.

Notre guide se rappelle bien cette époque. Il se souvient des images de violences à la télévision, et surtout de ce climat pesant et mortifère. S’il avait du retard, ses parents s’inquiétaient systématiquement. Les attentats étaient quotidiens, entre cartels, paramilitaires et guérilla.

Escobar possédait plus de 500 maisons à Medellin. Elles sont toutes à l’abandon et propriété de l’Etat. Ce dernier refusant d’en faire usage (personnellement je trouve cela un peu stupide)


Le cartel de Medellin contrôlait alors 80% du commerce mondial de cocaïne. Le retour sur investissement était égal à 20 000% ! Un des comptables du patron a déclaré que le cartel perdait 10% des dollars stockés dans les entrepôts à cause des rats qui grignotaient les billets…

Pablo Escobar fût localisé dans une maison simple d’un quartier des classes moyennes de la ville. Son dernier et fidèle garde du corps tomba sous les balles durant l’assaut. Son patron suivit en essayant de s’échapper sur le toit.


Il faut savoir qu’à son enterrement, il y avait foule. Pablo Escobar avait eu l’intelligence d’arroser la population pauvre de la ville en dollars et en construisant notamment des logements. Ces familles-là garderont surtout cet aspect en mémoire et elles lui seront reconnaissantes. 

Je pense que c’est pour ça qu’il est délicat de parler de lui dans cette ville. Certains ont pleuré à l’annonce de sa mort alors que beaucoup d’autres s’en sont réjouis !


En 1991, la ville avait atteint un taux record de 390 homicides pour 100 000 personnes. 

Aujourd’hui elle est passée du statut de ville la plus violente du monde à celui de la ville la plus innovante et est parvenue à réduire de 95 % ce taux d’homicides. 
Certes ils doivent poursuivre et renforcer la transformation sociale et urbaine qui a été engagée, sans se voiler la face sur les problèmes non résolus, comme les inégalités ou la violence. 
Mais l’un des principaux atouts de Medellín c’est sa population : accueillante, gaie, entreprenante.

Pendant mon séjour j’ai également participé à un tour du centre ville, activité proposée gratuitement ! Merci à Julio pour toutes ces explications, on sent qu’il est très attachés à sa ville


Je suis aussi allée visiter Comuna 13, une favélas aujourd’hui pacifiée.

La Comuna 13 a toujours été un lieu éminemment stratégique pour tous les partisans de l’illégalité. A la mort de Pablo Escobar dans les années 1990, tous les acteurs de la violence se livrèrent une guerre sans merci pour contrôler ce territoire: la guerrilla d’extrême-gauche, qui y voyait un point de chute idéal depuis les montagnes environnantes où elle était terrée, les paramilitaires d’extrême-droite, qui pouvaient facilement cacher leurs armes et recruter des gamins des rues et enfin les trafiquants de drogue prêts à tuer tous ceux qui entravaient leur chemin. Ajoutez à cela que chacun de ses 3 groupes était divisé en plusieurs clans ennemis et vous aurez une idée du terrifiant noyau de violence qu’était la Comuna 13.

Les crimes et les règlements de compte étaient tellement nombreux que les corps finissaient parfois entassés dans l’église du quartier à défaut d’être jetés dans la rivière ou abandonnés en bord de route. Entre les tirs de balle, les cris des personnes torturées et les lamentations des familles venant de perdre un ou plusieurs proches, la quiétude n’était pas vraiment de mise.

Le pire dans tout ça, c’est que les habitants de la Comuna 13 étaient bloqués sur place car aucun moyen de transport ne les reliaient au centre-ville. Le quartier s’était peu à peu transformé en véritable ghetto. La violence était telle qu’un déplacement massif de population s’est organisé et le quartier a été vidé d’une bonne partie de ses habitants.
À la suite d’un énième affrontement une mère dont son enfant a été tué d’une balle perdue, s’est précipitée dans sa chambre, a arraché un drap blanc et l’a agité en hurlant : Ça suffit !!

Plusieurs personnes se sont également mise à agiter tout ce qu’ils trouvaient de blanc et les affrontements ont cessés.

Les délinquants ont rendus leurs armes en échange d’opportunités professionnelles, le quartier a été relié au reste de la ville et doté d’infrastructures propices au développement. Les réalisations les plus spectaculaires sont la bibliothèque, le funiculaire, qui relie le centre-ville à la Comuna 13 en un rien de temps et les escalators, qui permettent aux habitants de ce quartier bâti à flanc de montagne de se déplacer beaucoup plus facilement. Parce qu’il faut savoir que les côtes sont extrêmement pentues: le trajet qui dure désormais 6 minutes en escalators durait plus d’une demi-heure à pied et c’est pentu !

Le changement le plus frappant reste néanmoins celui de l’état d’esprit des habitants de la Comuna 13, aujourd’hui, les jeunes s’expriment à travers les graffitis colorés qui égayent les murs du quartier ou encore dans le hip-hop.

Une des grandes améliorations de la ville est également l’installation de plusieurs metrocables permettant un accès rapide aux zones retirées. C’est un gain de temps inestimable pour tous les habitants. La zone industrielles étant plutôt au nord et la zone rédisdentielle au sud, les habitants perdaient un nombre incaluculable d’heures de trajet !


Je suis aussi allée à Pueblo Paisa, où il y a une mini-réplique de village traditionnel mais surtout un point de vue du nord au sud de la ville à couper le souffle.


J’ai prolongé ma visite au Jardin botanique, lieu calme et reposant au milieu de la city


Je pense que vous l’avez compris, j’ai bien accroché sur Medellin. Il y fait bon vivre, les gens sont accueillants, ils adorent parler avec les étrangers et sont fièrs de la transformation de leur ville et de leur métro. 

Ils prennent le temps de s’arrêter dans les parcs, écoutent la musique des joueurs de rue et échangent entre eux. Mais qu’est-ce qu’on est trop renfermé en Suisse. Quand je pense à mon pays depuis ici je ne vois que des gens pressés, sérieux et fades. Idem pour nos villes grises et sans vie. Osons la couleur bordel !!!!
Une des autres choses qui m’a également frappée c’est le nombre de lieux dédiés au sport. Il a été fait un gros effort pour proposer l’accès à la pratique d’un sport pour tous. Mon auberge étant située à côté de l’un de ces complexes, c’est tout simplement génial à regarder. Des jeunes au basket jusqu’aux personnes âgées qui pratiquent l’aquagym, en passant par le foot, le tennis, etc…

Malgré que ce soit une immense ville, il est relativement facile de se déplacer avec l’utilisation des bus, metrocables et métro.

Un souvenir touchant de mon séjour sera un vendeur de rue qui fait des bijoux et qui m’acoste. Évidemment en bonne Suissesse que je suis, je lui dit tout de suite que ça ne m’intéresse pas et que je n’ai pas d’argent. Mais Il me répond qu’il veut juste discuter, me demande d’où je viens et me dit, bouge pas je vais t’offrir quelque chose. Voilà un joli pendentif et un souvenir à jamais gravé dans mon cœur ! J’ai voulu lui donner quelques pesos mais il a refusé, je suis donc partie les larmes aux yeux après l’avoir pris dans mes bras…

Autre anecdote incroyable et comme quoi le monde reste petit ! J’ai partagé mon dortoir pour 4 personnes avec Esad, un Turc de 24 ans qui a pour ambition de devenir pilote. On a beaucoup discuté, un garçon très touchant, très respectueux et très intelligent. C’est simple ça pouvait être mon fils, sa maman est plus jeune que moi !


Il se posait des questions sur la suite de son voyage en Amérique Centrale et je lui propose de s’échanger Facebook afin qu’il puisse me contacter. Là il me demande comment je connais Ibrahim (que j’ai rencontré au Nicaragua) car il a passé beaucoup de temps avec lui quelques jours avant mon arrivée ! On s’est donc fait un petit call via Messenger tous les trois : trop drôle

À mon départ il m’a dit que sa maison est ma maison si je viens un jour en Turquie. Il en est bien évidemment de même pour lui s’il souhaite venir en Suisse. 
Quel enrichissement ces rencontres de voyage !!

Et voilà le moment que vous attendez tous. Ceux qui me connaissent bien savent que je ne suis n’y une championne de féminité n’y une adepte des pistes de danse ! En principe j’assure toujours mieux au bar !

Alors voilà le résultat après 10h de cours à raison de 2h par jour. C’est pas encore ça mais j’ai adoré. Je me rends compte que ce voyage me permet de jour en jour de découvrir mon côté féminin que je n’ai cessé de cacher pour je ne sais quelle raison depuis mon enfance. Bon rassurez-vous les mecs (et Christelle) j’aime toujours la bière et le foot 🙂

Un grand merci à Guille pour sa patience et à Freedance

Je vous laisse cliquer pour admirer la grâce. C’est pas Béjart mais on y  est presque !

https://1drv.ms/v/s!AjJ5Rdx4Ig3ogn-OdikhkYNRCFpW

Guatapé

Deuxième stop en Colombie et deuxième coup de cœur ! Wouahhh que va me réserver la suite !!!

Dans les années 80, le gouvernement a inondé 50% du village et des champs aux alentours afin de créer un complexe hydroélectrique qui reste aujourd’hui l’un des plus importants de Colombie. À cette époque, il y eut un exode et le village fut en grande partie délaissé. Une communauté se créa afin de remettre en état le village et surtout de paver les rues. Chaque propriétaire apporta une contribution équivalente nécessaire en ciment pour refaire la route devant leur propre maison. Ils donnèrent aussi de leur temps pour la construction et pour rapporter les pierres non loin du village. Aujourd’hui, on à du mal a s’imaginer ce passé tellement les rues sont belles. Les maisons sont toutes peintes avec des couleurs vives et le bas des maisons est orné de Zocalos.

Ce sont des peintures en relief qui représentent l’histoire des habitants, les différentes professions de leurs occupants ou simplement des formes géométriques. Il y en a pour tous les goûts et de toutes les couleurs.

Le village n’est pas très grand, mais on peut passer des heures à flâner dans les rues, s’imprégner de la sérénité du lieu. 

J’y ai aussi fait une visite très intéressante d’un artisan-bijoutier qui travaille l’argent et de son frère qui travaille le cuivre. J’ai trouvé ces bijoux magnifiques, on se met à discuter, je lui explique que j’adore travailler de mes mains et que je serais heureuse d’apprendre son métier. Là il me répond qu’il enseigne et transmet son savoir avec plaisir. Il m’explique qu’il a déjà formé plusieurs personnes dont une Allemande qui a ouvert son atelier. Il me dit qu’il faut compter entre 4 à 6 mois pour être formée, cela dépend évidemment de la façon dont on se débrouille. Vais-je rentrer pour mieux repartir en vue d’une formation….qui sait !

Lorsque vous êtes à Guatapé, la principale attraction touristique est l’ascension de la Piedra del Peñol. C’est un rocher (monolithe) de 220 mètres de haut qui vaut le coup d’être vu et qui est même classé comme monument national par la Colombie.


Avant d’arriver au sommet il faut gravir les quelques 740 marches du rocher…


Cependant une fois arrivé en haut on oublie vite tous les efforts que l’on vient de fournir tellement la vue est splendide. On prend alors conscience de l’inondation, et je suis subjuguée par toutes ces petites îles formées au milieu du lac artificiel. On dirait un archipel et il parait que l’on peut voir la croix de l’ancienne église maintenant sous l’eau. À vrai dire, c’est tellement grand que je n’ai pas su où regarder, une sorte de « Où est charlie ? » 🙂





Je crois que je peux affirmer haut et fort que c’est l’une des plus belles vues qu’il m’a été donné de voir dans ma vie (après le Cervin bien sûr :-))

Demain je pars pour l’île de Providencia à l’assaut, j’espère, de nouveaux fonds marins.

Bocas del Toro – Panama City – San Blas

Me voilà arrivée au Panama à Bocas del Toro grâce à un bus et un bateau avec un petit coup de chaud à la frontière panaméenne quand le douanier m’a demandé mon billet de retour… »Comment te dire mon gars…je ne sais pas quand je rentre !?! »
Bref avec les copies de mes parcours de bus et quelques coulées de transpiration j’ai pu m’en sortir ! Ouff !
Bocas del Toro je n’en retiendrais malheureusement pas grand-chose car il n’a fait pas beau ! J’en ai profité pour faire des exercices de gym et un peu de course à pied !
Ça ne fait pas de mal de se tenir en forme 😉


J’ai aussi assisté à l’élimination du Barça, sniff 
Et j’ai commencé à planifier mon séjour en Colombie.
J’ai ensuite pris un vol interne pour Panama City (2-3 trucs à régler au niveau du business 😉) 

Plaisanterie mise à part, c’est un peu le choc pour moi ! Un indien dans la ville vous connaissez ?!


C’est quoi tout ces gros bâtiments, hein quoi, ha c’est moi qu’on a klaxonné, pfff plus l’habitude de tout ce trafic ! Qu’il me paraît bien loin mon petit village de San Pedro au Guatemala….

Mon Panama Paper à moi 😜

Heureusement Panama City c’est aussi ça !


Après deux nuits à la capitale me revoilà partie pour deux nuits sur un petit archipel d’îles toujours au Panama : San Blas et l’île de Franklin

Le coup d’œil 👀valait le détour ! Aussi beau que Carp Island en Micronésie. Même principe pour les repas mais l’appel se fait avec un coquillage !

Ici pas le droit de plonger pour préserver la nature, ce sera snorkeling au programme ! Qu’importe tant que je peux faire trempette 😉

J’ai passé 2 jours avec avec 2 bretonnes et 2 Ch’tis. Très sympa et j’ai appris un nouveau jeu aux cartes 🙂
Aujourd’hui je reviens du paradis….un peu dur le retour à la civilisation…
Encore et toujours, merci la vie ! Il faut toujours apprendre à s’écouter. C’est une des leçons que je retiendrai de ce long voyage….

Voilà après une dizaine de jours au Panama, Aujourd’hui je m’envole pour Medellin en Colombie, grand tour à venir dans ce pays, vu que j’ai prévu d’y passer entre 1,5 et 2 mois !


Attention aux surprises, y en a qui ne vont vraiment pas me reconnaître 😂

San José – La Fortuna – Puerto Viejo

Visite atypique de la ville de San José avec les deux marchés typiquement locaux. Dont celui de fruits et légumes (bon tu peux aussi y trouver un coiffeur) qui a été créé sous forme de coopérative. C’est donc directement du producteur au consommateur sans intermédiaire. Vous remarquerez qu’ils ont tous la TV, faut quand même pas louper un match de foot 🙂


Visite également de la poste. Ici pas de distribution de courrier mais chacun peut y louer une case postale


Ainsi que de quelques bâtiments et églises. Ça changeait des tours touristiques, immersion avec la culture locale et ces habitants. J’y ai également appris que San José est la troisième ville à avoir eu l’électricité après Paris et New-York.

J’ai fait la visite avec un couple (lui de Cuba, elle du Costa Rica), le guide a pu parlé en espagnol et j’ai pu conversé avec tout le monde 🙂 Ils m’ont tous félicités et ils ne croyaient que je n’avais appris l’espagnol que pendant un mois. C’est cool !!

La Fortuna et son volcan Arenal dont je n’aurais malheureusement jamais vu le sommet pour faute de nuage.

Mais quand même avec une magnifique vue depuis le mirador


Le soir baignade aux bains thermaux Baldi qui bénéficient de la proximité du volcan pour leur source d’eau chaude. Ben c’était presque trop chaud…. 🙂

Je suis également allée me baigner à la fameuse cascade (Catarata de La Fortuna). Après une descente de 400 marches (qu’il a bien évidemment fallu remonter…) Haglagla, l’eau était très froide 🙂 Mais ça fait du bien surtout avec toute cette humidité….



Puerto Viejo, village touristique balnéaire. 

Alors en période de « Semana Santa » (Semaine Sainte), quand tous les locaux sont en vacances et que la tradition veut que toute la famille vienne avec pic-nic, tente, tables et chaises au bord de la mer….c’est Rimini au mois d’août….
Bien que la tradition soit sympa ben pour les voyageurs c’est pas le pied !! Les prix sont augmentés pour cette semaine-là, il a été difficile de trouver une place où dormir, donc je ne fais pas la difficile…mais….pffff….beurk tout ce monde 🙂
Le premier jour je suis allée au parc national de Cahuita et sa plage. Principe assez sympa, tu donnes ce qued tu veux à l’entrée du parc sous forme de donation.

Le jour d’après playa à Manzanillo, je vous épargne les photos au vu du monde…
Le troisième jour visite d’un centre de secours animalier 
Visite très sympa de 2h avec plein d’explications sur les animaux blessés, en rééducation et comment ils sont remis ensuite en liberté.
J’ai eu l’occasion de revoir des paresseux de tout près, c’était vraiment sympa malgré la pluie qui c’est invitée depuis hier soir…

Aujourd’hui je me suis embarquée comme une grande en prenant le bus pour aller voir les chutes d’eau à Bribri un village à une quinzaine de kilomètres de Puerto Viejo. J’ai demandé le chemin et combien de temps ça prendrait. Ok 30 minutes c’est parti ! 

Seulement plus j’avançais dans la nature en étant seule au monde plus mon instinct me dictait de faire demi-tour. Je pensais trouver des chutes touristiques comme celle de la Fortuna mais pas du tout, y avait personne et un peu glauque, je me suis donc écoutée et j’ai rebroussé chemin. Je suis très contente car à l’entrée d’un hameau j’ai rencontré 3 gars pas super net et je n’aurais pas été super à l’aise de les rencontrer en pleine forêt !

Voilà c’est donc un peu en queue de poisson que se termine ma découverte du Costa Rica. J’ai trouvé le pays bien entretenu par rapport aux autres, plus touristique donc évidemment beaucoup plus cher avec beaucoup de monde…Il ressemble bien à la Suisse pour ces côtés verdoyants et ces champs de vaches.

Demain je pars pour le Panama, ces îles et son fameux Canal !

PS. Faites « péter » un lapin pour moi 🙂 et Joyeuses Pâques !

Liberia – Monteverde – Manuel Antonio

Me voici dans la Suisse de l’Amérique Latine : Le Cosa Rica

Passage de frontière sans encombre, on ne m’a même pas demandé si j’avais un billet de voyage de sortie du Costa Rica (apparemment ils sont très pointilleux sur ce point). Ça tombait bien parce que j’en avais pas 🙂

J’ai passé un après-midi à Liberia. La ville en elle-même ne vaut pas le détour mais je ne me suis pas attardée sur les points touristiques. J’en garderais tout de même le souvenir d’un succulent « filet mignon costaricien » aux champignons. Le morceau de viande le plus tendre que j’ai mangé jusqu’à maintenant !

Le lendemain transfert dans la région de Monteverde à Santa Elena plus précisément. Petit village de montagne à 1800m. 

Dans l’après-midi allez hop, départ pour une rando à dos de coco. Superbe ballade de 2h dans les montagnes sur de petits sentiers bien pentus ! Je manque totalement de pratique, j’ai toujours mal aux fesses et je n’arrive pas à me synchroniser avec mon cheval quand il se met à galoper, ayoooo !

Ha et autre ayoooo, je me suis faite piquer par une guêpe dans la nuque, elle a certainement été effrayée par mon allure effrénée !


De 20h à 22h me voilà partie pour une ballade nocturne dans la forêt à la découverte d’insectes et animaux…

C’est donc torche en main que débute notre visite de groupe. Le premier animal qu’on a vu dans les arbres c’est un Kinkajou. Je vous laisse voir la définition j’ai de la peine à vous l’expliquer. Ensuite une colonie de fourmis travailleuses avec explications de la reine, des soldats, etc…

Jusque là tout allait bien, ensuite le guide nous a demandé de nous aligner les uns derrière les autres sur la gauche du chemin , de marcher le plus légèrement possible sans faire trop de vibrations au sol, à un moment donné il nous dit de nous arrêter, de nous mettre en demi-cercle sur le chemin et d’éteindre nos lampes.
Voilà ce qu’il a éclairé dans un trou, sur la droite du chemin….là, à 1m de moi…

Je vous rassure tout de suite, l’image ne vient pas de mon appareil de photo, comment vous dire, à ce moment là j’étais partagée entre l’idée de partir très vite en hurlant, de piétiner ou de pleurer !!! 

Après un premier cri de surprise je me suis retournée pour ne plus la voir, après je me suis dis de prendre sur moi, donc je me retourne et là le guide fait de petite vibration sur la terre avec un bout de bois et la voilà qui avance, re-cri, il arrête, elle retourne dans son trou. Bref j’ai vu une tarentule…
On a aussi vu des oiseaux qui dormaient dans/sur les arbres et on a encore eu droit à une vipère verte (cette fois la photo est prise par mes soins)

Sortie pour les amateurs de bê-bêtes qu’on peut qualifier de fructueuse 🙂

Le jour suivant c’est parti pour l’extrême canopy zip-line :

 – 14 câbles en tyrolienne

 – 30m de rappel

 – Un Tarzan swing (cliquer pour vidéo)

 – 1km de Superman câble + 1 Superman câble dans un tunnel 

(Voilà à quoi ressemble le Supermann câble, ils ne prenaient pas de photo, sniff)


Je n’ai presque pas eu peur, pour quelqu’un qui souffre (ait j’espère) de vertige, je suis assez fière. C’était super fun. Pour ceux que ça tente : Extremo Park

Petite anecdote, dans ce parc aventure j’ai passé ma journée avec une Bâloise née à Liestal (comme moi) et on s’est parlé en espagnol pour arriver à se comprendre mdr…. 🙂

Mercredi transfert à Manuel Antonio pour visiter son parc national et sa magnifique plage.
Le parc de Manuel Antonio m’a permis de voir pour la première fois de ma vie un paresseux ! Et évidemment quelques autres animaux ! Visite en groupe avec la compagnie de Léo un compatriote cinquantenaire d’Appenzel en voyage pour 2 mois en Amérique latine.

J’ai passé le reste de la journée à l’intérieur du parc sur la magnifique plage de Manuel Antonio où il fallait être attentif à ses affaires….les singes à tête blanche sont de petits voleurs 🙂

À Quepos, à côté du parc j’ai dormi dans la meilleure auberge jusqu’à ce jour : Selina 

Ce soir je suis arrivée à San José, la capitale du Costa Rica.

À bientôt pour la suite des aventures costariciennes

Laguna d’Apoyo – Granada – Isla de Ometepe

De retour de Little Corn à Managua je suis partie en bus à la Laguna d’Apoyo

Bonne surprise sur les quatre nuits que je devais passer en dortoir j’en ai eu deux dans une chambre partagée avec une autre fille (d’Annecy). Comme quoi le monde reste petit 😀
La Laguna d’Apoyo est un lac du Nicaragua d’origine volcanique situé entre Granada et Masaya. Elle serait née de l’explosion d’un cratère. Elle mesure 6 km de diamètre et s’étend sur 34 km².

Le premier jour je suis partie à 6h45 pour une ballade de 4h dans la forêt à la découverte des singes hurleurs avec ascension jusqu’au point de vue du mirador de Catarina. Splendide degagement sur le lac et le volcan de Mombacho.


Le lendemain j’ai profité du lac et en fin de journée je suis partie au volcan de Masaya pour admirer son puit de lave à la tombée de la nuit. (Attraction très touristique où tu as 15 minutes chrono pour prendre tes photos mais le coup d’œil en valait la peine c’est assez impressionnant).

Le troisième jour visite de la ville de Granada et ses isletas sur le lac du Nicaragua. 

Granada est une belle ville coloniale qui ressemble pas mal à Leon avec de magnifiques églises de différents styles.

Voilà mon moyen de transport du jour 😀

Petite anecdote, j’ai fait du change pour le Costa Rica avec un couple de l’île de Man. C’est sympa de s’échanger les monnaies !

Petit drame j’ai perdu une chaussette spécial trek au lavage et ils ne l’ont pas retrouvée, toujours ces problèmes de machines qui mangent les chaussettes ou peut-être de lagune qui les avalent….heureusement que j’avais pris une deuxième paire. Nath et Yvana se sera une de vous mission, si vous l’acceptez, lors de notre prochain rendez-vous (photo suivra)

Lundi c’était le départ pour l’île d’Ometepe et ses deux volcans : Conception et Maderas sur le lac du Nicaragua .
Mais voilà premier petit couac de l’agence Bamba avec laquelle je gère mes transports…ils m’ont confirmé un billet pour San José Costa Rica alors que pour le moment je veux aller à San Jorge Nicaragua pour prendre un bateau pour l’île ….😂 San José ce sera pour dans quelques jours…
Donc après échanges de mails depuis un café internet et téléphones avec peu de réception, une solution a été trouvée et j’ai eu droit à un taxi pour San Jorge 😀 

Finalement rien de bien grave il n’y a que ceux qui ne font rien qui ne se trompent jamais (et là, même si vous vous en doutiez un peu, vous vous dites que la Sissi que vous connaissiez à déjà bien changée 😜). 

Après être finalement bien arrivée sur mon île et à mon hôtel, me voilà partie à la découverte des divers points d’attraction.

Un truc pas cool quand tu es seule c’est que tu dois toujours payer plus pour faire un tour avec un guide s’il n’y a pas d’autres personnes qui veulent faire ce que tu as envie….Bon après négociations mon guide a été d’accord qu’on prenne les transports publics sans passer par l’agence etc….
Visite de Chacruna Verde et du papillorama local, ensuite départ pour Ojo de Agua, source d’eau naturelle qui sort de la montagne, endroit très sympa et par chance il n’y avait pas trop de monde. 


Justement à Ojo de Agua, j’ai retrouvé deux compagnons de voyage de mon fameux trajet de 17h de bus. On a parlé de l’ascension du volcan Maderas que j’allais faire le lendemain et quand j’étais au sommet j’ai eu la surprise de voir arriver Ibrahim. On a passé un chouette moment au sommet et on est redescendu ensemble. (Il a été monstre cool parce que je ne marchais pas aussi vite que lui). Un super échange encore une fois avec une belle personne. Merci la vie

Le Maderas (bois au pluriel en espagnol) porte bien son nom. Il en a fallu enjamber ou se baisser sous plus d’un arbre avant d’y arriver !!

L’ascension (et la descente) ont été pénibles pour moi, j’ai plus souffert qu’à la montée de l’Acatenango à plus de 3900m alors que là le somment était d’à peine 1400m avec un dénivelé d’un peu plus de 1100m. Mais avec la chaleur et l’humidité c’était terrible. Si je pouvais avoir perdu autant de kilos de graisse que j’ai perdu de litre d’eau en transpirant ça serait le kif total 🙂

Autant vous dire qu’après 9h de marche et un réveil à 4h du mat le lendemain a été un jour de récupération 🙂

Hier c’était kayak : tour de 3h sur le lac et rivière Rio Istian à la découverte des caïmans, tortues et différents oiseaux

Alors Caro j’aurais quand même fait un truc de ouf (pour moi) lol pour mes 43 ans et 364 jours, je suis rentrée à moto avec mon guide de kayak sur route non goudronnée, en short et top (avec casque quand même) et j’ai adoré

Samedi 1er avril, transfert à San Juan del Sur pour une nuit avant le départ dimanche pour le Costa Rica.

Aujourd’hui j’ai 44 ans …. Je suis seule à San Juan del Sur avec la statue du Christ (un air du Corcovado), un beau coucher de soleil et je me sens super bien. Sentiment de sérénité et de liberté : c’est sûr que de celui-ci je m’en souviendrais…et avec le sourire !





A la prochaine j’ai langouste (hé ouais faut pas déconner quand même je vais me faire plaisir en ce grand jour :-))
Et j’ai même eu un super cadeau d’anniversaire : seule dans un dortoir pour 6 personnes : elle est pas belle la vie


Bye bye Nicaragua, demain je pars pour le Costa Rica

Leon – Ascension du Cerro Negro – Little Corn Island

Grâce aux bons plans de Patricia, je me suis fait un joli planning pour le Nicaragua.

Le transfert de l’île de Roatan à Leon fût très long et périlleux…
Réveil à 5h30, je suis partie à 7h de Roatan et je suis arrivée à 2h du mat à Leon….2h de bateau et 17h de bus…dans un shuttle où on est bien serrés….faut pas avoir peur de la proximité, aimer les gens (et les odeurs corporelles en tout genre…)

En plus ils roulent comme des malades, je n’ai pas compté le nombre de freinage d’urgence ou de dépassements complètement fous qu’a effectué notre chauffeur… Par chance (pour le chauffeur) j’étais tout au fond je ne voyais pas tout le temps la route mais par malchance pour moi la climatisation n’arrivait pas jusqu’au 4 derniers….(zen, soyons zen)

Le passage de frontière à 1h du mat s’est déroulé normalement pour la sortie du Honduras et pour l’entrée au Nicaragua on a dû tous donner nos passeports au chauffeur et payer USD 12.- pour le récupérer….donc personne n’a contrôlé ma petite bobine n’y mes empreintes et le stampel est sur un bout de papier et pas dans mon passeport…sniff

Après une très courte nuit…Je suis partie à la découverte de la ville de Leon sous une chaleur étouffante . Il fait entre 30 et 35 degrés avec un taux d’humidité à 62%….Donc tu sors de la douche et tu dégoulines….Moi qui ne boit pas beaucoup j’en suis à plus de 3L par jour (d’eau hein ! Je vous rassure). Pis qui dit chaud et humide dit : bienvenidos los mosquitos 😡 je souffre pour la première fois de plusieurs piqûres sur les jambes !

Leon est une très belle ville avec beaucoup d’églises et une magnifique cathédrale sur laquelle j’ai pu marcher sur le toit. C’est également le berceau de la révolution.

J’ai visité le musée de La Révolution en compagnie de Ricardo un ancien combattant. A nouveau quel privilège de comprendre cette langue. Ça restera un très beau souvenir. Ricardo c’est le jeune homme en position accroupie sur la photo.

Je redécouvre aussi les joies du dortoir, donc , allez, à 30 degré la nuit sans fenêtre mais avec ventilo…., c’est hot…En plus j’ai hérité du lit du haut….sans véritable échelle (J’ai pris un tabouret pour m’aider à grimper). Oui oui allez-y, faites vous plaisir, vous pouvez vous moquer 🙂 J’avoue que c’est la première fois en 3 mois que j’ai râlé (les heures de sommeil n’ont certainement pas aidé !)
Après une nuit réparatrice je suis partie faire l’ascension du Cerro Negro. La montée en soi n’est pas difficile hormis la chaleur, l’altitude au somment est de 728m. Ce qui est difficile c’est de porter ça en vue de la descente 🙂

Pas évident de maintenir son équilibre avec la prise au vent de la planche qui pèse quelques kilos…
Comme il faut s’offrir des fleurs de temps en temps…je suis la seule fille à être arrivée au sommet en portant ma planche. Bon c’est normal hein Zaza, parce qu’on est des « bonhommes » !!! (Pis que les autres avaient un copain lol)

La vue au sommet sur le cratère et les volcans alentours est à couper le souffle. Ce volcan est toujours en activité, on pouvait voir de la fumée sortir à certains endroits et le seul fait de toucher le sol avec ta main tu comprends que ça chauffe toujours là-dessous. La dernière éruption date de 1999 et la cadence est à peu près tous les 30 ans.

Outre la partie super fun de la descente, je recommande cette sortie si vous êtes sur Leon. Seulement 1h de trajet, environ 1h de montée pour un incroyable point de vue !


Le lendemain je suis repartie en bus en direction de Managua (la capitale du Nicaragua), petit après-midi shopping : deux tailles de pantalon en moins ça se fête :-), puis j’y ai passé un nuit le temps de négocier la garde d’un de mes sacs à dos afin de partir légère pour 6 jours sur Little Corn Island (premier trajet en petit avion de 48 places).

Vol de Managua à Big Corn puis transfert en bateau (par mer très agitée…) et me voilà sur un nouveau petit coin de paradis : Little Corn !

Little Corn, vous vous en doutez de par son nom, c’est petit 🙂 mon séjour est donc à nouveau basé sur la plongée ! Mais le tour de l’île pour découvrir le côté sauvage en valait la peine !

Ici c’est plutôt le coin requin et sting raie. Mais j’ai quand même eu la chance de voir UNE tortue :-). Il y avait pas mal de courant pendant les plongées. Pour le moment je garde une préférence pour l’île de Roatan on verra ce que me réserve la suite !

Mes fauteuils préférés, je vais pouvoir insulter tous ces petits « jaunes » (rhannnn), mince y en a pas ici ! (Les cinéphiles comprendrons)

J’achète ?? Qui veut investir avec moi dans un bar à jus de fuit ?? Je suis sûr qu’on ferait un tabac !!

Bon la playa « mer » c’est fini pour quelques temps, place à la playa « lagune » et « lac ». Demain je pars pour Granada et la lagune d’Apoyo.

Le seul point négatif de ces îles, autant Roatan que Little Corn, ils parlent tous en anglais…je trouve que c’est une perte d’identité que d’abandonner l’espagnol, pis moi ça ne m’arrange pas pour pratiquer…

A méditer … (Moi ça me parle et tout à fait en rapport avec le livre que je viens de terminer « Le pouvoir du moment présent » d’Eckhart Tolle que je conseille à tout le monde)

Belle journée….nuit…je sais plus…bref pleins de belles choses 🙂

Honduras

Premièrement encore et toujours merci pour vos commentaires, messages, WhatsApp, emails, Skype, FaceTime, c’est cool d’avoir de vos nouvelles, je suis gâtée 🙂

Après 7h de bus depuis Antigua, je suis arrivée à Copans Ruinas au Honduras.
Le passage à la frontière s’est bien passé, à part que l’ordi ne fonctionnait plus et que tout le contrôle s’est fait manuellement. Je ne dois donc pas perdre le petit bout de papier pour pouvoir ressortir du pays !

Comme je ne restais qu’un jour à Copans, je me suis directement rendue sur le site des ruines. C’était le tout début d’après-midi et j’étais quasi seule dans le parc. J’ai décidé de ne pas prendre de guide et de me balader à ma guise.
C’était bien sympa d’autant que j’ai eu la chance de voir pleins de « Ara Macao », de magnifiques perroquets de toutes les couleurs. Hé oui les poteaux du Brésil, cette fois je les ai eus 🙂 Évidemment avec un bon zoom ça aide !!!

Autant vous l’avouer tout de suite j’avais un peu l’impression d’être dans un épisode des mystérieuses citées d’or… (et c’est là que dans votre tête vous vous mettez tous à chanter le refrain !!)
 

Le lendemain juste avant d’aller prendre mon bus je suis allée visiter la montagne des Aras Macao grâce à la gentillesse du réceptionniste de ma pension qui m’a emmené avec sa voiture et qui m’a ensuite amené au terminal de bus. Encore un lieu magique en forêt où ils soignent les oiseaux avant de les relâcher. J’ai réussi à capturer une scène entre deux aras en liberté qui se trouvait sur un arbre du parc, juste magique…

Après 8h de bus à travers le Honduras je suis arrivée à La Ceiba en ayant vécu un épisode pas drôle du tout. Mais comme ça fait partie du voyage je vous le relate. Arrivés aux alentours de La Ceiba, nous avons été stoppé avec le bus, puis avons avancé lentement et j’ai vu un homme étendu par terre avec du sang qui coulait de sa tête sur un chemin en pente au bord de la route devant des maisons et des gens attroupés qui le regardait (j’ai bien écris « regardait », personne ne lui portait pas assistance). Pas de conclusions hâtives, je ne sais pas s’il a été assasiné ou s’il s’agissait d’un accident, mais c’est une bonne piqûre de rappel, je ne suis pas en Suisse = prudence

Soyons clair La Ceiba c’est moche mais je devais y passer une nuit avant de prendre le bateau pour l’île de Roatan. 

C’est depuis ce nouveau petit coin de paradis que je vous écris ces quelques lignes entre deux plongées, deux baignades et deux bains de soleil ! Dire qu’il y a un peu plus d’une semaine je me trouvais à près de 4000m d’altitude et que là je descends à 40m sous l’eau… c’est juste génial de pouvoir varier les plaisirs ! 

J’aime la montagne et ce sentiment de devoir se surpasser pour gravir ces sommets mais qu’est-ce que j’aime plonger (born to be under water) 🙂 Ce sentiment d’apesanteur et surtout de LIBERTÉ comme jamais ressenti. Tous les plongeurs connaissent ces sensations, c’est difficile à décrire mais on se sent tellement calme sous l’eau. Quand tu vois cette flore et faune sous-marine, tout cet éco-système qui fonctionne à merveille, tu te dis que le monde est quand même bien fait ! 

Une des plongées est dans mon top 5, seule avec le dive master, plongée profonde à 40m avec vue incroyable, descente entre des coraux, passage au travers de minis grottes, lions fish, tortues, et flore marine incroyable ! Au total 57 minutes de pur bonheur. Si vous allez un jour à Roatan, je ne peux que vous recommander jacksonsdivecenter à West End.

Je sais c’est pô bien, mais je me suis offert mon cadeau d’anniversaire en avance (même si tous les jours de cette année sont de merveilleux présents). Donc voilà, je suis allée nager avec des dauphins. Je me suis dis que de toute façon si ce n’était pas moi ça serait quelqu’un d’autre et cela a toujours été un de mes rêves….
Hé……wouahhh……quel pied (ou palme plutôt) ! Encore un souvenir gravé dans mon cœur et ma tête….J’ai même lâché une larmichette au premier contact….

Bref la vie est belle 🙂

Petite anecdote, on est dimanche et comme c’est un week-end d’élection le gouvernement a décidé d’une interdiction d’alcool de 48h depuis samedi matin jusqu’à lundi matin afin que les électeurs soient sobres et que cela les incitent à aller voter. On devrait tester ça chez nous 🙂 !!! (Je vous imaginer les « mines » prévues lundi matin…)

Demain je reprends le bateau et un bus pour la ville de Leon au Nicaragua. Ce sera déjà le 5ème pays sur les 14 au programme….le temps passe (trop) vite.

Gros becs les amis, os quiero
PS : j’oubliais….quelle belle journée de la femme, merci Barça, je ne pouvais rêver mieux comme regalo :-)…

Mes derniers jours au Guatemala

De retour à Antigua pour quelques jours, j’en ai profité pour visiter une plantation de noix de macademia.
J’ai photographié les WC les plus beau du Guatemala et j’ai même eu droit à un petit soin du visage offert avec les produits made in macademia 🙂

J’ai pris les fameux chicken bus ou ici appelés « las camionetas ».

Spécial remember de Manilles, Yvana, Nath et Caro

Finalement mon ascension du volcan Acatenango a pu avoir lieu.
Trek de 2 jours avec nuit sous tente à 3600m, glaglagla….

J’avais pris un guide pour moi en parallèle du groupe avec qui j’allais partager le campement de peur de les ralentir avec mon asthme… Finalement grande forme olympique je suis montée en 4h jusqu’au point de base pour la nuit et arrivée 1h avant les autres ! Ne jamais écouter le petit diable qui sommeil en toi et qui te dis que tu n’y arriveras pas !
On a de la peine à s’imaginer l’équipement des guides qui montent en jeans et chaussures de ville, qui portent des charges incroyables, qui t’encouragent et ont toujours le sourire. Ils y montent 3x par semaine !
Mini déception tout de même, le Fuego qu’on devait observer de nuit avec ses coulées de lave, dû à sa grande éruption des derniers jours, était au repos. On a quand même eu droit à un beau coucher de soleil sur le Fuego et l’Agua, les deux volcans les plus proches.
On ne dort pas très bien à 3600m sous tente, ça caille et je ne vous explique pas le lever au milieu de la nuit pour rejoindre le petit coin WC… La cabane de Fenestral c’était du pipeau à côté !
Départ à 4h30 du mat pour le lever de soleil au sommet de l’Acatenango à 3976m. Malheureusement le temps n’était pas avec nous, brouillard, vents violents et très froid. Les guides nous ont fait arrêter à 3917m…avec raison. Il faut parfois savoir écouter la montagne ! L’ascension de nuit à la lampe frontale a été beaucoup plus pénible pour moi. Entre le froid, le vent et l’altitude j’avais énormément de peine à respirer mais aujourd’hui je peux dire que j’ai mon premier 3917m à mon actif 🙂 en attendant la suite…

« Ce n’est pas la montagne que nous cherchons à conquérir mais nous-même » Sir Edmond Hillary

Aujourd’hui c’est mon dernier jour au Guatemala, demain je pars pour le Honduras. Dernière vue des trois volcans depuis les toits d’Antigua

J’y aurais vécu mes premières grandes pannes d’électricité ou coupures de courant annoncées pour un jour entier.
J’y ai rencontré des gens très accueillants, qui possèdent très peu mais qui sont toujours prêts à partager
Je n’ai jamais eu de sentiments d’insécurité, au contraire et le fait de pouvoir échanger dans leur langue est un privilège !

Autre petite constatation après deux mois et demi de voyage, si tu as peur des chiens ne voyage jamais en Amérique Latine. Ils sont partout, vivent dans la rue et la montagne et dépendent de qui veut bien les nourrir. Hé oui je suis un peu mère Teresa des chiens. T’as envie de tous les adopter !!

Bye bye le Guatemala « En mi corazon para siempre »