Santiago – île de Pâques

Suite de notre voyage avec Yvana, nous passons un jour et demi à Santiago avant de partir sur l’île de Pâques.

Sur conseil d’un des amis rencontrés à Bogota nous prenons une chambre dans le quartier italien et nous sommes très satisfaites de ce choix. Le quartier est tranquille et super mignon.

Le premier après-midi sera dédié à la Nati, nous trouvons un restaurant espagnol qui accepte de nous mettre le match et sur grand écran ! Belle victoire de la Suisse = après-midi réussi !

Le lendemain nous retrouvons mes 3 amis de Bogota, petites bières en terrasse et découverte de leur « Stamm », petit bar avec piano qui fait d’excellents empanadas.
Nous partons visiter tout de même le cerro Santa Lucia ainsi que le quartier des beaux-arts.


Le lendemain c’est départ pour l’île de Pâques. Petite frayeur à l’aéroport, personne n’est là pour nous accueillir mais tout rentre dans l’ordre grâce à l’aide d’un gentil chauffeur de taxi.

Nous découvrons notre pension et Nelly qui sera notre guide ces 5 jours. Nous partons découvrir une première plate-forme de Moai près de la pension et allons réserver notre plongée pour le lendemain pour le site de Motu Nui et ses eaux limpides. 

Nous ne serons pas déçues la visibilité est de 60m par contre ça caille !!! L’eau est froide et le temps ces 5 jours variera entre pluie, soleil et beaucoup de vent. Ce qui fait qu’il n’y aura qu’une deuxième trempette (on ne peut décemment pas appeler cela une baignade) sur la plage d’Anakena le jeudi !

A la pension je fait aussi la connaissance de Spiderman, le chat le plus affectueux du monde. Séance Sylviane, l’amie des bêtes 🙂

Après notre matinée plongée nous partons pour notre première ballade à cheval pour découvrir les hauts de l’île. Nos chevaux sont un peu nerveux et il y a énormément de vent !

Le lendemain première visite avec Nelly du cratère du volcan Rano Kau ainsi que du village Orongo où se déroulait les compétitions de l’homme-oiseau.

L’après-midi départ pour une deuxième ballade à cheval et la découverte de 3 grottes différentes. Cette fois les chevaux sont plus calmes nous apprécions cette randonnée.

Jeudi départ pour une journée complète avec Nelly avec la visite de la plate-forme Tongariki et ses 15 moai en bord de mer. Découverte ensuite de la carrière Rano Raraku et de son volcan, d’un site où il y a des géoglyphes, un autre site avec une pierre magnétique et la plage d’Anakena avec ces 7 moai.

Vendredi matin nous allons sur le site d’Ahu Akivi où les moai regardent cette fois-ci en direction de la mer. Nous visitons la carrières des coiffes (ce que certains moai ont sur la tête n’est pas un chapeau mais un chignon) symbole de puissance. Nous terminons par un dernier moai isolé dans un champ privé dont le propriétaire laisse libre accès.

Les jours se sont enchaînés à une vitesse folle que nous avons à peine eu le temps de voir passer ces 3 semaines. Il faut dire que le programme était chargé !

L’occasion pour moi de réaliser un nouveau rêve. Cette île est vraiment incroyable et son histoire basée sur beaucoup de suppositions orales reste un mystère. Gros coup de cœur, la vie y est calme, il n’y a pas de feux de signalisation, des panneaux « suggérant » la vitesse appropriée, peu de connexion wifi ce qui fait que les enfants savent encore jouer dehors. Il y règne une atmosphère bon enfant.
Vendredi après-midi vol retour sur Santiago et départ d’Yvana samedi après-midi (sniff)…mais énorme MERCI à elle pour être venue deux fois partager un bout de chemin en ma compagnie. J’ai quand même presque les larmes de la voir partir, me voilà seule pour mes deux derniers mois. Je sais que ça va vite passer et que j’ai encore mille choses extraordinaires à vivre mais les séparations sont toujours tristes.

Demain soir je pars à Pucon et ensuite direction petit à petit sur la Patagonie.

Pour ceux qui n’ont pas Facebook, mon retour est agendé pour le 14 décembre et j’aurais le plaisir de partager un verre en votre compagnie le samedi 16 décembre dès 19h au Duke’s Wine tapas music bar à la rue du Flon 12 à Lausanne. Merci de me faire un petit message pour confirmer votre présence (uniquement ceux qui n’ont pas répondu sur FB).

A tout bientôt les amis (si si ça se rapproche très vite), prenez soin de vous


Ci-dessous la partie historique de l’île de Pâques pour ceux que cela intéressent.

Le nom de l’île est dû au Hollandais Jakob Roggeveen qui y accosta avec trois navires au cours d’une expédition pour le compte de la Société commerciale des Indes occidentales. Il la découvrit en effet le dimanche de Pâques 1722 et l’appela Paasch-Eyland (île de Pâques)
Le 9 septembre 1888, l’île est annexée au nom du Chili par le capitaine de corvette Policarpo Toro (1856-1921), qui y séjournait depuis 1886 et menait les négociations avec les habitants, malgré quelques tentatives de la France pour les contrecarrer. La lignée royale, descendant de Hotu Matu’a (le clan Miru) étant éteinte depuis 1861, un « traité d’annexion de l’île » est signé avec un certain Atamu Tekena, reconnu comme « roi » par le gouvernement chilien.

L’île est divisée entre la « réserve » de Hanga Roa, 6 % de la surface de l’île, où sont parqués les Rapa-Nui, et la Compagnie Williamson-Balfour, qui possède le reste et y élève des moutons jusqu’en 1953.

De 1953 à 1966, l’île est sous le contrôle de la Marine chilienne.

En 1966, les Pascuans reçoivent la nationalité chilienne, sont autorisés à quitter la réserve, et l’île devient un territoire de droit commun.

Enfin, le 30 juillet 2007, une réforme constitutionnelle dote l’île d’un statut de « territoire spécial », mais elle continue pour le moment d’être administrée comme une province de la Région V (Valparaíso).

Les moaï, ou moai, localement mo’ai, sont les statues monumentales de l’île, elles sont datées chronologiquement entre 1250 et 1500. La majorité de ces monolithes sont sculptés dans du tuf issu principalement de la carrière de Rano Raraku. Quelques-uns ont cependant été sculptés dans d’autres roches volcaniques de l’île (basalte, trachyte ou tuf volcanique). Leur taille varie de 2,5 à 9 mètres, pour un poids moyen de 14 tonnes, jusqu’à 80 tonnes pour les plus grosses. Toutes sont des monolithes tournés principalement vers l’intérieur de l’île à l’exception de l’Ahu Akivi dont les moaï regardent l’océan. Selon Jo Anne Van Tilburg, le nombre de moaï sur l’ensemble de l’île s’élève à près de 887 avec un poids moyen de 13,78 tonnes, toutes ne sont pas visibles, certaines étant fragmentées ou ayant été récupérées pour construire d’autres monuments.
Les moaï tels qu’ils devaient être dans leur état final, après édification, possédaient des yeux blancs fait de corail blanc et des iris rouges en tuf volcanique ou noirs en obsidienne. Certains d’entre eux portent une sorte de coiffe, le pukao, fait de tuf rouge, issu de la carrière de Puna Pau, et pesant lui-même plusieurs tonnes.
Emblème de l’île, les moaï, grandes statues de pierre, ont été dressés par les Haumaka, anciens habitants de l’île, qui s’identifiaient comme descendants du découvreur polynésien Hotu Matu’a, venu, selon leur tradition orale, de « Hiva », peut-être Hiva Oa ou Nuku Hiva. Les ahu, plates-formes cérémonielles accueillant les moaï, sont devenus des nécropoles à partir du XVIIe siècle, des tombes secondaires pour la réinhumation de squelettes apportés d’ailleurs y étant aménagées.

Dans la carrière des moaï, située sur une pente du volcan Rano Raraku, dans l’est de l’île, on peut voir des centaines de statues, certaines semblant presqu’achevées, d’autres à l’état d’ébauche. On pense qu’au XVIIe siècle l’extraction des statues a cessé en raison du remplacement du culte des ancêtres par celui du dieu Make-make et du Tangata manu, l’« homme-oiseau ».

Le culte de l’ « homme-oiseau »
Selon la légende, tous les printemps avait lieu la fête de Tangata Manu, il s’agissait pour les participants de partir du village d’Orongo, descendre une falaise à pic (180 m de haut), rejoindre les îlots (motus) à la nage qui s’y trouvaient en contre bas , prendre un oeuf, gravir à nouveau la falaise et ramener l’oeuf intact. Le gagnant était désigné vice-roi pour un an, il prend le titre d’homme oiseau (Tangata Manu).


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